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Archives de Tag: couverture de portage

Porter l’hiver (conclusion) : bonheur ou galère ?

En ce premier jour de printemps, et donc de fin d’hiver (logique), j’ai pensé qu’il serait intéressant d’apporter une conclusion à ma série de billets sur « Porter l’hiver » publiés en novembre dernier. Je me suis longuement attardée dans ces 3 billets sur les principes à respecter pour porter l’hiver et les différents systèmes, à acheter ou à bricoler, afin de rester bien au chaud avec bébé dans un même vêtement (manteau, poncho ou couverture) et permettre au portage, de ce fait, de rester le plus confortable et physiologique possible. Malheureusement, confortable et physiologique ne rime pas toujours avec pratique 🙂

Le Mamamanteau

Aujourd’hui je souhaite plutôt proposer quelques réflexions sur comment ça peut se passer, en vrai, au-delà de la belle image du bébé bien porté dans le dos, la tête dépassant de notre superbe manteau ou poncho de portage ! Parce qu’en effet, tout n’est pas toujours si simple, et les beaux principes se heurtent parfois à des problèmes matériels gênants…

C’est donc ici un retour d’expérience, avec tout ce qu’il a de subjectif et de lié à mes habitudes et matériel de portage, mais aussi au (fort ;-)) caractère et à l’âge de mon bébé porté que je compte livrer, et en profiter pour aborder les problèmes « techniques » que l’on peut rencontrer dans cette pratique, parfois sportive, du portage en hiver.

Avec moins de muscles, on peut quand même y arriver...

En préambule, je précise que ces réflexions s’appliquent particulièrement au portage dans le dos, avec un bébé en âge de beaucoup remuer – voire de demander à marcher. Ma fille a en effet eu un an en août, et marche depuis début septembre. L’hiver précédent, je ne l’avais portée que devant, attendant le redoux pour passer au dos. Et force est de constater qu’avec un bébé plus petit, et porté devant, c’est quand même plus simple 😉

Le scénario idéal

C’est l’heure de partir. On attrape son bébé, à qui on ajoute simplement un petit bonnet, éventuellement des jambières et / ou des grosses chaussettes. Pas la peine de le couvrir plus, il sera bien au chaud dans notre manteau. On le met dans l’écharpe, avec un passage au dos tout en douceur. On finalise un petit kangourou dos, c’est ce qu’il y a de plus respectueux de la physiologie.  Bébé est coopératif, il lève même les genoux pour que sa position grenouille soit au top. Une fois le nouage achevé, on attrape son manteau de portage (ou poncho, ça marche aussi), et dans un geste assuré, élégant, on le fait délicatement glisser sur la tête de l’enfant, on enfile nos bras et on part. Bien sur, bébé ne remue pas trop. Et même, au bout de 20 minutes, il s’endort. On attire les regards curieux et admirateurs, certains passants viennent même nous demander la marque du manteau. Et on leur dit à quel point c’est pratique.  Au moment de rentrer, bébé dort encore. Ce n’est pas grave, il n’y a pas à le réveiller pour le déshabiller : on retire simplement notre veste et il termine sa sieste dans son beau kangourou dos parfaitement ajusté.

La classe, en Suse's kinder

Le scénario catastrophe

C’est l’heure de partir. On espère que bébé n’est pas déjà en train de dormir dans notre dos, parce que sinon on est bon pour le réveiller en le descendant de l’écharpe pour lui remettre don bonnet. Sinon, on enfile justement le dit-bonnet. Comme on est prévoyant, on en choisit un qui s’attache en bas (bonnet péruvien, cagoule, ou le tout mignon capuchon Zoli). On installe bébé dans l’écharpe. Oui mais bébé a plutôt envie de faire des étirements (et ce n’est pas le seul). Si on est patient / confiant, on le met en kangourou. Sinon on transforme ça vite fait en double hamac, pour plus de sécurité (et de stabilité). On est déjà un peu essoufflé, c’est fatiguant de faire un nouage avec un bébé qui coopère pas.

On attrape le manteau de portage. On le jette en arrière pour l’enfiler. Voyant la chose arriver, bébé se jette en arrière aussi (réflexe naturel à la vue d’un grand morceau de tissu qui semble s’abattre sur lui). Le nouage en prend un coup, mais c’est pas grave, on continue l’enfilage. Le haut de la veste se prend sur le haut du bonnet, qui découvre la petite tête. Le bas reste attaché, c’est toujours ça, mais à moins d’être d’humeur à se faire insulter par tous les passants sur notre irresponsabilité de sortir bébé tête découverte par O°C, et d’avoir le moral de supporter la culpabilité d’enrhumer son propre enfant, on cherche une solution pour réajuster le bonnet. N’ayant pas les bras assez longs / souples, on se rabat une aide extérieure. Avec un adulte, le problème est vite réglé. Avec un aîné, ça peut être plus compliqué. En particulier si l’aîné, de bonne volonté, n’arrive VRAIMENT pas à remettre ce **** de bonnet. On essaie de se contrôler, et de ne pas se mettre à brailler sur le pauvre aîné, qui, objectivement, n’y est pour rien. Au mieux, il finit par réussir (au moins à peu près). Au pire, on est bon pour retirer la veste, défaire le nouage, remettre le bonnet et tout recommencer. Et si bébé était remuant la première fois, il y a fort à parier qu’il le sera encore plus la seconde. La peur au ventre que le scénario du bonnet ne se réitère, on recommence donc tout, avec un peu moins d’énergie et de plus en plus trempé de sueur. Avec un peu de chance, cette deuxième fois est la bonne. On vérifie dans une glace que bébé est couvert jusqu’au cou, parce qu’avec certains manteaux ça a plutôt tendance à tomber naturellement sous les épaules, donc on est bon pour une danse remuante afin de remonter la veste. On peut partir. On a les bras en compote, on est en nage, le bébé est surexcité, l’aîné est énervé (et en surchauffe, lui, ça fait 10 minutes qu’il attend avec manteau, gants et bonnet), mais on peut y aller. Victoire.

Une fois dehors, bébé fait comme d’habitude : il gigote. Donc le nouage bouge, normal. Et on aimerait bien le réajuster, seulement sous la veste, c’est pas possible. Ca commence à faire mal aux épaules, mais on est stoïque, et de toute façon ouvrir son manteau par 0°C, on n’est pas hyper motivé non plus. Et puis bébé a l’habitude de sortir  les bras de l’écharpe. et dans le manteau de portage, et bien c’est pareil, il ne veut pas rester les bras à l’intérieur. Après quelques contorsions, qui vont encore plus défaire le serrage, il y parvient. Bon, bébé a donc les deux bras, et le cou dehors. Avec un peu de bol, on a au moins mis le capuchon Zoli, et on tente de se convaincre qu’on n’attrape pas froid par les bras. Maintenant bébé aurait bien envie de descendre. Seulement son manteau à lui, on l’a laissé à la maison (normal, il en avait pas besoin il est dans le nôtre). On déclenche donc une colère qui ne va pas arranger notre nouage, déjà mis à mal par le début du parcours. Lui faire faire quelques pas en intérieur pour le calmer est exclu, il n’y a aucune chance après ça qu’il se laisse remettre dans l’écharpe, dans le dos et dans le manteau. Et puis on n’a pas forcément le temps.

Donc on continue notre route. Les passants nous regardent un peu bizarrement, c’est vrai qu’elle est chouette notre veste de portage, mais ça nous donne une drôle d’allure ce gros boudin formé devant par le noeud (même plat) qu’on a fait… De là, plusieurs possibilités.

Soit on est en route pour déposer bébé (chez la nounou, à la crèche…), et on finit par arriver.  On retire son manteau, on défait le nouage et on descend bébé. Et on part bosser, mais notre manteau a un trou dans le dos. Qu’il sera plus pratique de refermer… On prie pour n’avoir pas oublié l’insert qui va bien, ou pour les vestes à pression, on referme le tout. Notons que l’on a considérablement augmenté notre temps de transition chez la nounou ou à la crèche. La journée peut commencer, et on peut affirmer que l’on a déjà rempli nos objectifs en terme d’activité physique. Mais bon, le soir, il faudra recommencer…

Soit on rentre ensuite en intérieur avec bébé. Seulement bébé a fini par s’endormir. Quand on rentre, on aimerait bien retirer son manteau, mais on sait très bien, pour l’avoir fait de nombreuses fois, que le passage de la veste sur sa tête le réveillera. Inévitablement. Donc on garde son manteau, et bébé dans le dos. Il fait très, très chaud. Mais bébé dort… Et on tente de se convaincre que transpirer un peu ne peut pas nous faire de mal. D’ailleurs, on ne réveille jamais un bébé qui dort n’est-ce pas ? Surtout quand il dort déjà si peu…

Dans ce genre de situations, on ne prend pas de photo, on n'a pas vraiment le coeur à ça

Et en vrai ?

Il existe une infinité de scénari envisageables entre ces deux extrêmes.  J’en ai vécu un certain nombre… et en ai tiré quelques conclusions 😉

Porter l'hiver, sans bonnet, c'est trop fastoche

Les facteurs de risques… et les solutions envisageables

Plusieurs éléments peuvent se révéler de redoutables ennemis à notre organisation bien huilée, et à la « théorie » du portage en hiver.

Le bonnet

C’est l’ennemi n° 1 du portage en hiver. Et je ne suis pas la seule à qui cela pose des difficultés 😉 L’idéal serait de s’en passer, mais ça, c’est impossible. Donc il faut faire avec.

Alors déjà, on oublie le bonnet juste posé sur la tête. Il a toutes les chances de ne pas résister au passage de la veste (je parle ici des vestes à deux ouvertures, je ne possède pas de modèles type Cali Calo à col large – qui facilitent sans doute cette étape mais avec lesquelles le problème reste entier en cas de perte plus tard dans le portage). Il faut donc privilégier bonnets à attaches (style péruvien par exemple), cagoule (pas trop large, sinon le passage du manteau transformera la cagoule en simple écharpe) – ou le fameux capuchon Zoli (en ajustant le serrage juste comme il faut).

Ensuite, on n’oublie pas d’enfiler le bonnet AVANT de mettre bébé dans le dos. Ca, en même temps, on oublie une fois, mais rarement 2 😉

Idéalement, on est même accompagné d’un autre adulte qui peut compenser tous les problèmes de mouvements et de pertes de bonnet.. mais là c’est grand luxe.

Et puis on n’hésite pas à demander de l’aide aux gentils passants, qui se feront une joie de tripoter une tête de bébé (ça ne nous fait pas forcément plaisir à nous… mais entre deux maux…).

Le bonnet style péruvien de chez Baby Walz (ne pas oublier de faire le noued en bas si on choisit ce type de modèle...)

La veste de portage

J’ai largement détaillé ce point ici, mais il est vrai que le choix de la veste a grande importance. Il faut savoir à quoi on s’expose, en choisissant une ou deux ouvertures pour la tête…

La longueur / la souplesse de nos bras

Là, on ne peut pas y faire grand chose. Mais force est de constater qu’avec des bras longs, et souples, on arrive plus facilement à enfiler la veste, à la réajuster à l’arrière, voire à régler certains problèmes de bonnets. Ceci dit on s’améliore en pratiquant, et j’ai aujourd’hui une plus grande surface potentielle d’intervention qu’il y a un an 😉

On n'a pas tous la chance d'être aussi bien équipé !

Les bras – de bébé

Je parle ici des petits bras agités qui veulent absolument sortir du manteau. Je n’ai malheureusement pas de solution miracle, si ce n’est, pour sa conscience, de lui mettre un fin gilet qui ne le laissera pas ses bras en T-shirt par des températures hivernales…

Le choix du nouage – et l’âge et l’humeur de bébé

Si on porte en écharpe, il faut savoir qu’il est NORMAL d’avoir à réajuster le nouage en cours de portage. Or, avec une veste de portage, c’est beaucoup plus compliqué – voire impossible. Si on sait que son bébé a tendance à s’agiter, il vaut mieux choisir un nouage qui « bouge » moins – genre un double hamac – voire un autre porte-bébé. Les préformés, moins physiologiques certes, ont l’avantage de ne pas bouger du tout, et de ne nécessiter aucun réajustement en cours de route… Je précise que je parle ici de grands bébés, qui bougent dans l’écharpe, c’est moins problématique quand ils sont tout petits et généralement plus coopératifs (et plus dormeurs).

Pour ce point c’est l’expérience qui nous permettra de prendre des décisions éclairées 😉 Moi par exemple, je ne mettrai jamais ma fille en kangourou dos sous un manteau de portage. Je sais qu’elle a toutes les chances de décapsuler (pour les non initiés : que la poche sous ses fesses glisse et qu’il faille donc la replacer). Donc c’est double hamac obligatoire… ou chinois ou préformé.

Dans le dos, en Ergobaby

Sa tête…

Je précise qu’il s’agit la de la tête du porteur 😉 Non pas qu’elle soit physiquement gênante pour le portage, pas du tout, je pense ici à tout ce qu’on peut oublier en cours de route et qui peut se révéler embêtant ensuite. Par exemple, partir avec son bébé en oubliant d’emmener son manteau (le manteau de bébé)… alors qu’il pourrait être amené à vouloir / devoir descendre. Et là, on est bien bête. Le problème c’est que ce n’est pas forcément prévisible, et que se trimbaler un manteau pour rien, c’est pénible aussi.

Ou l’oubli, encore une fois, du bonnet.

Ou encore l’oubli des inserts dont on a besoin, quand on a une veste avec des parties amovibles… Parce que repartir sans bébé et un trou dans le dos, ça fait froid et niveau look force est de reconnaître que c’est pas le top.

Finalement, porter l'hiver est efficace aussi pour stimuler les connexions neuronales

Porter par dessus son propre manteau ?

Je crois qu’il y a des situations, quand on porte sur le dos, notamment des grands bébés, ou même si c’est moins physiologique, même si c’est moins confortable, il reste plus pratique de porter par dessus son propre manteau, en habillant l’enfant également avec son manteau naturellement. Par exemple pour de courts trajets, où l’on est amené à poser / reprendre bébé souvent et / ou rapidement. Par exemple pour aller chez la nounou. Il n’y alors qu’à descendre le bébé, et on repart, habillé normalement, sans avoir besoin de reconstituer une veste normale (en refermant les ouvertures ou rezippant ce qu’il faut).

Dans ce cas là, je trouve que l’écharpe n’est pas confortable : elle a tendance à glisser et le serrage est impossible (de toute façon la double épaisseur de manteau le rend peu utile, à des fins physiologiques en tout cas). Ma préférence va alors aux préformés, ou chinois en tous genres, plus facile à installer et qui bougeront moins. Attention néanmoins, avant l’installation et dans le cas des préformés, à desserrer les bretelles, sans quoi vous vous retrouverez coincé et il ne sera pas possible de glisser bébé tout habillé dedans 😉 Il est plus prudent également de vérifier, comme cela doit toujours être le cas mais à plus forte raison ici où vos sensations seront amoindries par les couches de vêtements, que l’enfant est bien assis au fond de la poche correctement déployée, et non juste en équilibre sur un bourrelet de tissu. Son manteau risque de se coincer aussi et de remonter sur son dos, et cela réclamera peut-être quelques contorsions pour l’installer à peu près correctement…

Encore un ergo, mais chacun dans son manteau

Et puis, je n’en parle pas car ce n’est pas l’objet de ce blog, mais la poussette peut servir aussi 😉

Conclusion

Mon intention n’est pas de décourager les porteurs hivernaux… ni de remettre en question ce que j’ai dit sur les principes du portages en hiver 😉 J’espère que ce ne sera pas l’effet produit ! D’ailleurs, malgré tout ça, j’ai porté intensément tout l’hiver, et il est rare que tout, en même temps, aille de travers. Bref, j’adore porter l’hiver… mais un petit moins que porter à la mi-saison !

Seulement je suis passée par quelques phases de découragement, de rage intense contre ces saletés de bonnets, ou encore de grands moments de solitude à souhaiter ardemment être équipée d’un gogo-gadgeto-bras (le rêve !!) et je me dis qu’il est utile de partager AUSSI ce type de récits en plus des belles photos qui font rêver. Ou alors c’est juste moi qui ne suis pas habile ?? C’est possible aussi, n’hésitez pas à partager vos propres expériences en la matière !

Comme je l’ai dit au début, la plupart de ces « difficultés » sont liées aussi au portage dorsal, avoir bébé devant les limite grandement. Mais, sincèrement, se priver de porter dans le dos, voire de porter tout court, pour « si peu », ce serait tout de même dommage 🙂

 
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Publié par le mars 20, 2011 dans Autour du portage, Trucs et astuces

 

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Porter l’hiver, 3ème partie : couvertures de portage… et conclusion

Voici donc la dernière partie de cette trilogie sur le portage en hiver : après les généralités et la présentation des vestes et manteaux de portage, puis celle des ponchos de portage, reste à parler des capes et couvertures de portage… avant de conclure.


Petite définition des couvertures de portage

Les capes et couverture de portage sont des systèmes qui se fixent au porte-bébé ou aux cous du porteur et du porté. Ainsi ils protègent :

  • soit uniquement l’enfant (couverture ou poncho pour bébé)
  • soit uniquement les deux cous (ce système de double col peut alors être combiné à une veste ou poncho de portage à col large unique pour le portage devant)
  • soit les deux cous et le corps de l’enfant (double col long du côté de bébé).

La couverture MaM

Ces solutions, généralement moins onéreuses que les vestes ou ponchos, permettent également au porteur de continuer à mettre ses vêtements habituels, et peuvent être portées par le papa ou la maman. Mais elles ne peuvent être utilisées que pour le portage devant. En effet même si les fabricants indiquent souvent que le portage dorsal est possible, cela obligerait à porter par dessus le manteau du porteur, ce qui n’est pas conseillé (réglage difficile, voire impossible du porte-bébé ; et inconfort). Cette utilisation est donc à réserver à mon avis à la mi-saison, quand le porteur peut se couvrir simplement d’un pull.

Les points à observer, les questions à se poser avant d’acheter

En quelle matière est-elle faite ? Est-elle imperméable ?

Certaines couvertures sont en polaire, d’autres sont uniquement imperméables, d’autres combinent matière chaude et imperméabilité…
Certains modèles permettent d’utiliser séparément la doublure polaire et l’extérieur imperméable, pour une utilisation plus polyvalente.

Quels sont les « accessoires » ?

Y a-t-il des poches ? Une capuche pour bébé ? Des cordons de serrage permettent-ils d’ajuster la taille de la couverture au niveau en bas et/ ou en haut ?

Quel système d’attache ?

Certaines couvertures se fixent par des pinces au porte-bébé, d’autres sont enfilées par un cordon ou un élastique autour du cou du porteur (généralement complété par une attache autour de sa taille), d’autres enfin se fixent par la capuche qui se positionne sur la tête du bébé (et éventuellement attache autour de la taille du porteur).

Il est important de vérifier que le système d’attache est adapté à notre mode de portage : certains couvertures qui s’enfilent sur le porte-bébé, qui s’attachent nécessairement à des sangles ou encore doivent s’enfiler entièrement sur le bébé (impossible donc en position assis accroupi) ne seront pas adaptées à un portage en écharpe…

Quelle polyvalence ?

La couverture peut-elle être utilisée seule ? Et la capuche ? S’agit-il d’un poncho bébé qui peut aussi être mis quand bébé n’est pas porté ?

Adaptée à quelle tranche d’âge ?

Certaines couvertures peuvent être utilisées sur une longue période, quand d’autres ne peuvent être utilisées avant un certain âge et/ ou deviennent trop petites ensuite. Il est important de vérifier ce point avant l’achat pour s’assurer de sa rentabilité.

Quel budget ?

Les premiers prix démarrent à 15€ pour les modèles les plus basiques, et vont jusque 50 à 60€ pour les modèles les plus chers. A réaliser soi-même, cela peut devenir particulièremen bon marché.

A NOTER : plusieurs combinaisons bébé de type babynomade sont dites « de portage ». Si effectivement le fait que les jambes soient libres permet d’habiller bébé avant de l’installer dans le porte-bébé, il n’en reste pas moins que l’on retombe dans le problème de l’impossibilité du réglage fin du porte-bébé et que bébé est habillé SOUS le porte-bébé, d’où un éloignement de son corps avec celui du porteur, l’impossibilité de régler le porte-bébé et de le découvrir sans le poser. Pas l’idéal donc… du moins pour un portage régulier et prolongé (cela peut être pratique pour passer du cosy à l’école, puis au cosy, puis à la maison !)

On en trouve chez Suse’s Kinder, Naturpur, Red Castle, Poppolini (couverture Câlin), Dawanda, …

Les modèles de couvertures de portage

Voici donc un état des lieux,  aussi complet que possible mais encore une fois sans doute pas exhaustif, des couvertures de portage que l’on peut se procurer.

Couvertures MaM

Couvertures en intérieur polaire et extérieur microfibre. Il existe 3 versions : 4 saisons, hiver (intérieur en polaire épaisse) et deluxe réversible. La capuche est amovible, et peut être utilisée sans la couverture, qui elle-même peut servir de couverture classique. Des liens permettent de resserrer en haut et en bas.
Prix : 35 à 50€

Un mode d’emploi sur l’utilisation de la couverture est disponible sur le site de la boutique chouchous.fr.

MaM propose aussi un système de double col (en polaire, les deux parties peuvent être portées séparément).
Prix : 20€

Couvertures Hoppediz

La couverture est en laine polaire avec double col intégré. Un cordon permet d’ajuster les dimensions de la cape. Une capuche pour bébé est intégrée. A noter que le fabricant indique que le produit est utilisable de 4 à 18 mois environ.
Prix : 30€

La Fleece cover 3in1 se compose d’une couverture en polaire et d’une couche imperméable qui peuvent être utilisées ensemble ou séparément. Un col pour le porteur peut être également utilisé à part ou avec les autres éléments. Des cordons de serrage permettent d’ajuster la taille de la couverture.
Prix : 55€

Couverture Macrobus Joey (Suse’s kinder)

Couverture de portage en intérieur polaire et extérieur imperméable. Des cordons de serrage, une capuche et un appui-tête pour bébé sont intégrés. Il y a également une rallonge en longueur pour continuer à pouvoir l’utiliser quand bébé grandit. Des poches sont également présentes.
A noter : la nouvelle version permet d’utiliser les deux épaisseurs ensemble ou séparément.
Prix : 50€

Suse’s Kinder propose aussi un poncho de pluie.
Prix : 26€

 

Cape polaire Ti-Wawita

Couverture de portage en polaire, avec capuche intégrée (en une seule pièce).
Prix : 15€

Cape de portage Melii-Meloo

L’extérieur est en toile et l’intérieur en polaire. Une capuche amovible est intégrée, permettant d’utiliser la couverture comme couverture classique. Le bas est élastiqué.
Prix : 50€

Cape de portage La P’tite Prairie

Cape de portage avec capuche amovible (peut être utilisée comme couverture classique) et élastiquée pour ajuster ses dimensions.
Prix : 40€
Modèle disponible aussi chez Lunes et Lutins.

Couverture de portage Aghui’coud

Couverture en polaire (plusieurs types de polaires disponibles) se nouant à la taille du porteur et qui se remonte pour se clipser aux épaules. Une capuche pour bébé est intégrée (d’un seul tenant avec la couverture).
Prix : entre 30 et 35€

Couverture de portage EasyCare

Couverture avec capuche intégrée pour bébé.
Prix : 40€

Couvertures Junesling

Couvertures en polyester de deux types : avec capuche pour bébé et cordons de serrage ; ou système de poche qui englobe le porteur et le porté.
Prix : 20 à 30€

Cocon Ergobaby

Extérieur imperméable doublé de polaire. Une capuche à visière pour bébé est intégrée. Attention le système de fixation à pressions sur les épaules ne s’adaptera qu’à l’Ergobaby.
Prix : 40€

La Cap’capuche de Balabule

Couverture de portage imperméable avec une capuche entièrement transparente (plastique percé de trous). La couverture en polaire peut être utilisée seule, ou avec la partie imperméable. Système de fixation à clips.
Prix : 59€ avec la couverture en polaire amovible, 49€ sans

 

Cape de pluie Pinjarra

Cape de pluie en coton bio avec capuche et jambières intégrées. Existe en 2 tailles : 0-6 mois et 12-18 mois.
Prix : 50€

K-Puche

Poncho pour bébé avec capuche, en polaire, qui peut être porté par l’enfant qui n’est pas dans le porte-bébé ou en couverture de portage. Existe en 3 tailles.
Prix : 46€

Double col de Tikoala

Double col en polaire, couvrant aussi le dos du bébé et sa tête grâce à la capuche intégrée.
Prix : 40€

Capuchons Zoli

Capuchons en polaire (assortis aux vestes du même nom), couvrant bien sûr la tête du bébé mais aussi le haut du dos, le cou, la nuque et la poitrine. Ils peuvent permettre de compléter efficacement un autre système (un grand manteau par exemple, qui peut se fermer par-dessus le bébé), en protégeant les zones de bébé qui resteraient soumises au froid. Ils sont utilisables jusqu’à 2 ans environ, pour les plus grands la gamme Ti Fille / Ti garçon prend le relais.
Prix : 25€

Double col de Florilège Nature

Permet de couvrir le cou du porteur et du bébé, mais ne descend pas dans le dos de ce dernier. A utiliser donc avec un dispositif complémentaire (un grand manteau par exemple).
Prix : 29€

Élastique porte-couverture Melii-Meloo

Ce système très simple de double pinces attachées aux deux extrémités d’un élastique permet de transformer toute couverture en couverture de portage.
Prix : 9€

 

Et aussi… A acheter à l’étranger

Quelques modèles, que l’on trouve hors de nos frontières… mais aussi sur les sites d’enchères :  couvertures de portage Didymos ; couvertures de portage, couverture de protection solaire et capuche Monckey Pockets ;  couvertures de portageMommy’s hug de Tivoli Couture ;  couvertures de portage Kowalli ;  capes de pluie Wilkinet ;  couvertures Cat Bird Baby

Capes et couvertures de portage à faire soi-même

La solution la plus simple, et la moins chère, consiste à fabriquer un porte-couverture avec un cordon, ou un élastique, et deux crochets. Cela permet d’utiliser toute couverture pour protéger bébé pendant le portage.

On peut améliorer le dispositif en ajoutant un cordon dans l’ourlet de la couverture qui permettra de la resserrer autour du corps du bébé. La pose d’un simple cordon au niveau de la taille du porteur permettra aussi de maintenir la couverture plus près du corps de bébé.

On peut aussi ajouter une capuche pour bébé (une explication pour réaliser une capuche en polaire est disponible ici :  il s’agit d’un tutoriel pour la fabrication d’un empiècement pour manteau de portage dont on peut donc s’inspirer pour la partie capuche uniquement).

Les tricoteurs(euses) pourront aussi confectionner un double col, ou un poncho pour bébé en laine.

Le poncho pour bébé peut aussi être cousu, comme expliqué ici.

Conclusion : quelques références pour finir… et comment choisir ?

Pour ceux qui souhaiteraient lire un peu sur le sujet, voici quelques références issues de ma bibliothèque :

Grandir Autrement a consacré deux articles fin 2007 et début 2008 à la question du portage en hiver. Le premier, dans le numéro 8, s’intitule « Et si on s’emmitouflait : tradition et création, respect ! » : il présente et compare plusieurs manteaux de portage. Dans le numéro 9, l’article « Douillettes associations : capes adulte, capes bébé et pull adaptés au portage » s’intéresse aux capes, ponchos,  et pulls. Si beaucoup des modèles présentés n’existent (déjà !) plus, les nombreux trucs et astuces, idées et photos sur comment s’habiller et enfiler les vêtements de portage rendent ces deux articles tout à fait pertinents aujourd’hui encore.

– l’ouvrage Porter mon bébé de Cécile Cortet et Céline Guerrand consacre un article à « Comment s’habiller quand on porte son enfant ». Il contient conseils généraux et photos de différents modèles de manteaux, ponchos et solutions de protection du bébé par simple attache d’une couverture ordinaire sur l’écharpe.

– l’ouvrage Peau à Peau, techniques et pratiques du portage de Ingrid Van den Peereboom propose aussi un chapitre intitulé « Des vêtements « bébé admis », qui donne différentes pistes, différentes idées pour pouvoir garder bébé le plus proche de sa peau quand on le porte.

– enfin dans Porter bébé, avantages et bienfaits de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, une page est consacrée à la « Régulation de la température » : elle montre que le peau à pau est le meilleur moyen pour l’enfant de rester à « bonne température » ! D’où l’intérêt de la proximité des corps.

D’un point de vue plus pratique, sur l’enfilage des vêtements de portage, certains fabricants mettent des modes d’emploi en ligne qui peuvent servir de guides à d’autres modèles de même type. J’en ai déjà cités quelques uns, chez Zoli par exemple qui montre comment enfiler une veste de portage à double ouverture pour la tête, ou chez Cali-Calo qui fait de même pour les modèles à col large. Suse’s Kinder propose aussi des modes d’emploi en ligne (en anglais,  PDF et vidéo), pour l’enfilage du manteau et de la couverture.

Autre ressource : le site du DVD Bien porter bébé qui propose de visionner certaines séquences, et en particulier celles du portage en automne-hiver. Les 3 séquences, consacrées aux pulls de portage, aux ponchos et à la veste Suse’s kinder propose des modes d’emploi pour l’enfilage et l’utilisation de différents produits.

Et puis, au niveau pratique, au-délà des modes d’emploi, il faut aussi noter que chacun met en place ses propres astuces : enfiler le poncho par en bas, insérer la tête du bébé dans l’ouverture avant de l’installer dans le porte-bébé pour ensuite se couvrir soi-même, etc…

Alors, finalement, que choisir ??

Cette « petite » trilogie m’a permis de voir à quel point l’offre, ainsi que les solutions étaient diverses… mais aussi éparses. Pas facile donc de faire son choix, d’autant que c’est le type de produits qu’il n’est pas facile de trouver en magasins !

A mon avis les principaux critères à prendre en compte seront notre type de portage (occasionnel ? régulier ? uniquement devant ou pas ? pour quelques semaines ou quelques années ?), notre budget et notre style… Sachant que chacun de ces critères peut évoluer avec le temps et qu’il est en premier lieu difficile de prévoir comment bébé et nous évoluerons en tant que couple « porteur / porté ».

Beaucoup de solutions peuvent être bricolées, les systèmes peuvent se superposer (un double col sur un poncho à col large, un poncho imperméable sur une veste en polaire un peu légère, …), un système acheté peut aussi se revendre… Bref le champ des possibles est infini, et chacun trouvera la solution qui lui conviendra le mieux, ainsi qu’à bébé !

Et puis j’espère pour finir que cette petite présentation aura pu en aider certain(e)s 😉 Portez-vous bien… au chaud !

 
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Publié par le novembre 10, 2010 dans Trucs et astuces

 

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