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Archives de Catégorie: Trucs et astuces

Porter l’hiver (conclusion) : bonheur ou galère ?

En ce premier jour de printemps, et donc de fin d’hiver (logique), j’ai pensé qu’il serait intéressant d’apporter une conclusion à ma série de billets sur « Porter l’hiver » publiés en novembre dernier. Je me suis longuement attardée dans ces 3 billets sur les principes à respecter pour porter l’hiver et les différents systèmes, à acheter ou à bricoler, afin de rester bien au chaud avec bébé dans un même vêtement (manteau, poncho ou couverture) et permettre au portage, de ce fait, de rester le plus confortable et physiologique possible. Malheureusement, confortable et physiologique ne rime pas toujours avec pratique 🙂

Le Mamamanteau

Aujourd’hui je souhaite plutôt proposer quelques réflexions sur comment ça peut se passer, en vrai, au-delà de la belle image du bébé bien porté dans le dos, la tête dépassant de notre superbe manteau ou poncho de portage ! Parce qu’en effet, tout n’est pas toujours si simple, et les beaux principes se heurtent parfois à des problèmes matériels gênants…

C’est donc ici un retour d’expérience, avec tout ce qu’il a de subjectif et de lié à mes habitudes et matériel de portage, mais aussi au (fort ;-)) caractère et à l’âge de mon bébé porté que je compte livrer, et en profiter pour aborder les problèmes « techniques » que l’on peut rencontrer dans cette pratique, parfois sportive, du portage en hiver.

Avec moins de muscles, on peut quand même y arriver...

En préambule, je précise que ces réflexions s’appliquent particulièrement au portage dans le dos, avec un bébé en âge de beaucoup remuer – voire de demander à marcher. Ma fille a en effet eu un an en août, et marche depuis début septembre. L’hiver précédent, je ne l’avais portée que devant, attendant le redoux pour passer au dos. Et force est de constater qu’avec un bébé plus petit, et porté devant, c’est quand même plus simple 😉

Le scénario idéal

C’est l’heure de partir. On attrape son bébé, à qui on ajoute simplement un petit bonnet, éventuellement des jambières et / ou des grosses chaussettes. Pas la peine de le couvrir plus, il sera bien au chaud dans notre manteau. On le met dans l’écharpe, avec un passage au dos tout en douceur. On finalise un petit kangourou dos, c’est ce qu’il y a de plus respectueux de la physiologie.  Bébé est coopératif, il lève même les genoux pour que sa position grenouille soit au top. Une fois le nouage achevé, on attrape son manteau de portage (ou poncho, ça marche aussi), et dans un geste assuré, élégant, on le fait délicatement glisser sur la tête de l’enfant, on enfile nos bras et on part. Bien sur, bébé ne remue pas trop. Et même, au bout de 20 minutes, il s’endort. On attire les regards curieux et admirateurs, certains passants viennent même nous demander la marque du manteau. Et on leur dit à quel point c’est pratique.  Au moment de rentrer, bébé dort encore. Ce n’est pas grave, il n’y a pas à le réveiller pour le déshabiller : on retire simplement notre veste et il termine sa sieste dans son beau kangourou dos parfaitement ajusté.

La classe, en Suse's kinder

Le scénario catastrophe

C’est l’heure de partir. On espère que bébé n’est pas déjà en train de dormir dans notre dos, parce que sinon on est bon pour le réveiller en le descendant de l’écharpe pour lui remettre don bonnet. Sinon, on enfile justement le dit-bonnet. Comme on est prévoyant, on en choisit un qui s’attache en bas (bonnet péruvien, cagoule, ou le tout mignon capuchon Zoli). On installe bébé dans l’écharpe. Oui mais bébé a plutôt envie de faire des étirements (et ce n’est pas le seul). Si on est patient / confiant, on le met en kangourou. Sinon on transforme ça vite fait en double hamac, pour plus de sécurité (et de stabilité). On est déjà un peu essoufflé, c’est fatiguant de faire un nouage avec un bébé qui coopère pas.

On attrape le manteau de portage. On le jette en arrière pour l’enfiler. Voyant la chose arriver, bébé se jette en arrière aussi (réflexe naturel à la vue d’un grand morceau de tissu qui semble s’abattre sur lui). Le nouage en prend un coup, mais c’est pas grave, on continue l’enfilage. Le haut de la veste se prend sur le haut du bonnet, qui découvre la petite tête. Le bas reste attaché, c’est toujours ça, mais à moins d’être d’humeur à se faire insulter par tous les passants sur notre irresponsabilité de sortir bébé tête découverte par O°C, et d’avoir le moral de supporter la culpabilité d’enrhumer son propre enfant, on cherche une solution pour réajuster le bonnet. N’ayant pas les bras assez longs / souples, on se rabat une aide extérieure. Avec un adulte, le problème est vite réglé. Avec un aîné, ça peut être plus compliqué. En particulier si l’aîné, de bonne volonté, n’arrive VRAIMENT pas à remettre ce **** de bonnet. On essaie de se contrôler, et de ne pas se mettre à brailler sur le pauvre aîné, qui, objectivement, n’y est pour rien. Au mieux, il finit par réussir (au moins à peu près). Au pire, on est bon pour retirer la veste, défaire le nouage, remettre le bonnet et tout recommencer. Et si bébé était remuant la première fois, il y a fort à parier qu’il le sera encore plus la seconde. La peur au ventre que le scénario du bonnet ne se réitère, on recommence donc tout, avec un peu moins d’énergie et de plus en plus trempé de sueur. Avec un peu de chance, cette deuxième fois est la bonne. On vérifie dans une glace que bébé est couvert jusqu’au cou, parce qu’avec certains manteaux ça a plutôt tendance à tomber naturellement sous les épaules, donc on est bon pour une danse remuante afin de remonter la veste. On peut partir. On a les bras en compote, on est en nage, le bébé est surexcité, l’aîné est énervé (et en surchauffe, lui, ça fait 10 minutes qu’il attend avec manteau, gants et bonnet), mais on peut y aller. Victoire.

Une fois dehors, bébé fait comme d’habitude : il gigote. Donc le nouage bouge, normal. Et on aimerait bien le réajuster, seulement sous la veste, c’est pas possible. Ca commence à faire mal aux épaules, mais on est stoïque, et de toute façon ouvrir son manteau par 0°C, on n’est pas hyper motivé non plus. Et puis bébé a l’habitude de sortir  les bras de l’écharpe. et dans le manteau de portage, et bien c’est pareil, il ne veut pas rester les bras à l’intérieur. Après quelques contorsions, qui vont encore plus défaire le serrage, il y parvient. Bon, bébé a donc les deux bras, et le cou dehors. Avec un peu de bol, on a au moins mis le capuchon Zoli, et on tente de se convaincre qu’on n’attrape pas froid par les bras. Maintenant bébé aurait bien envie de descendre. Seulement son manteau à lui, on l’a laissé à la maison (normal, il en avait pas besoin il est dans le nôtre). On déclenche donc une colère qui ne va pas arranger notre nouage, déjà mis à mal par le début du parcours. Lui faire faire quelques pas en intérieur pour le calmer est exclu, il n’y a aucune chance après ça qu’il se laisse remettre dans l’écharpe, dans le dos et dans le manteau. Et puis on n’a pas forcément le temps.

Donc on continue notre route. Les passants nous regardent un peu bizarrement, c’est vrai qu’elle est chouette notre veste de portage, mais ça nous donne une drôle d’allure ce gros boudin formé devant par le noeud (même plat) qu’on a fait… De là, plusieurs possibilités.

Soit on est en route pour déposer bébé (chez la nounou, à la crèche…), et on finit par arriver.  On retire son manteau, on défait le nouage et on descend bébé. Et on part bosser, mais notre manteau a un trou dans le dos. Qu’il sera plus pratique de refermer… On prie pour n’avoir pas oublié l’insert qui va bien, ou pour les vestes à pression, on referme le tout. Notons que l’on a considérablement augmenté notre temps de transition chez la nounou ou à la crèche. La journée peut commencer, et on peut affirmer que l’on a déjà rempli nos objectifs en terme d’activité physique. Mais bon, le soir, il faudra recommencer…

Soit on rentre ensuite en intérieur avec bébé. Seulement bébé a fini par s’endormir. Quand on rentre, on aimerait bien retirer son manteau, mais on sait très bien, pour l’avoir fait de nombreuses fois, que le passage de la veste sur sa tête le réveillera. Inévitablement. Donc on garde son manteau, et bébé dans le dos. Il fait très, très chaud. Mais bébé dort… Et on tente de se convaincre que transpirer un peu ne peut pas nous faire de mal. D’ailleurs, on ne réveille jamais un bébé qui dort n’est-ce pas ? Surtout quand il dort déjà si peu…

Dans ce genre de situations, on ne prend pas de photo, on n'a pas vraiment le coeur à ça

Et en vrai ?

Il existe une infinité de scénari envisageables entre ces deux extrêmes.  J’en ai vécu un certain nombre… et en ai tiré quelques conclusions 😉

Porter l'hiver, sans bonnet, c'est trop fastoche

Les facteurs de risques… et les solutions envisageables

Plusieurs éléments peuvent se révéler de redoutables ennemis à notre organisation bien huilée, et à la « théorie » du portage en hiver.

Le bonnet

C’est l’ennemi n° 1 du portage en hiver. Et je ne suis pas la seule à qui cela pose des difficultés 😉 L’idéal serait de s’en passer, mais ça, c’est impossible. Donc il faut faire avec.

Alors déjà, on oublie le bonnet juste posé sur la tête. Il a toutes les chances de ne pas résister au passage de la veste (je parle ici des vestes à deux ouvertures, je ne possède pas de modèles type Cali Calo à col large – qui facilitent sans doute cette étape mais avec lesquelles le problème reste entier en cas de perte plus tard dans le portage). Il faut donc privilégier bonnets à attaches (style péruvien par exemple), cagoule (pas trop large, sinon le passage du manteau transformera la cagoule en simple écharpe) – ou le fameux capuchon Zoli (en ajustant le serrage juste comme il faut).

Ensuite, on n’oublie pas d’enfiler le bonnet AVANT de mettre bébé dans le dos. Ca, en même temps, on oublie une fois, mais rarement 2 😉

Idéalement, on est même accompagné d’un autre adulte qui peut compenser tous les problèmes de mouvements et de pertes de bonnet.. mais là c’est grand luxe.

Et puis on n’hésite pas à demander de l’aide aux gentils passants, qui se feront une joie de tripoter une tête de bébé (ça ne nous fait pas forcément plaisir à nous… mais entre deux maux…).

Le bonnet style péruvien de chez Baby Walz (ne pas oublier de faire le noued en bas si on choisit ce type de modèle...)

La veste de portage

J’ai largement détaillé ce point ici, mais il est vrai que le choix de la veste a grande importance. Il faut savoir à quoi on s’expose, en choisissant une ou deux ouvertures pour la tête…

La longueur / la souplesse de nos bras

Là, on ne peut pas y faire grand chose. Mais force est de constater qu’avec des bras longs, et souples, on arrive plus facilement à enfiler la veste, à la réajuster à l’arrière, voire à régler certains problèmes de bonnets. Ceci dit on s’améliore en pratiquant, et j’ai aujourd’hui une plus grande surface potentielle d’intervention qu’il y a un an 😉

On n'a pas tous la chance d'être aussi bien équipé !

Les bras – de bébé

Je parle ici des petits bras agités qui veulent absolument sortir du manteau. Je n’ai malheureusement pas de solution miracle, si ce n’est, pour sa conscience, de lui mettre un fin gilet qui ne le laissera pas ses bras en T-shirt par des températures hivernales…

Le choix du nouage – et l’âge et l’humeur de bébé

Si on porte en écharpe, il faut savoir qu’il est NORMAL d’avoir à réajuster le nouage en cours de portage. Or, avec une veste de portage, c’est beaucoup plus compliqué – voire impossible. Si on sait que son bébé a tendance à s’agiter, il vaut mieux choisir un nouage qui « bouge » moins – genre un double hamac – voire un autre porte-bébé. Les préformés, moins physiologiques certes, ont l’avantage de ne pas bouger du tout, et de ne nécessiter aucun réajustement en cours de route… Je précise que je parle ici de grands bébés, qui bougent dans l’écharpe, c’est moins problématique quand ils sont tout petits et généralement plus coopératifs (et plus dormeurs).

Pour ce point c’est l’expérience qui nous permettra de prendre des décisions éclairées 😉 Moi par exemple, je ne mettrai jamais ma fille en kangourou dos sous un manteau de portage. Je sais qu’elle a toutes les chances de décapsuler (pour les non initiés : que la poche sous ses fesses glisse et qu’il faille donc la replacer). Donc c’est double hamac obligatoire… ou chinois ou préformé.

Dans le dos, en Ergobaby

Sa tête…

Je précise qu’il s’agit la de la tête du porteur 😉 Non pas qu’elle soit physiquement gênante pour le portage, pas du tout, je pense ici à tout ce qu’on peut oublier en cours de route et qui peut se révéler embêtant ensuite. Par exemple, partir avec son bébé en oubliant d’emmener son manteau (le manteau de bébé)… alors qu’il pourrait être amené à vouloir / devoir descendre. Et là, on est bien bête. Le problème c’est que ce n’est pas forcément prévisible, et que se trimbaler un manteau pour rien, c’est pénible aussi.

Ou l’oubli, encore une fois, du bonnet.

Ou encore l’oubli des inserts dont on a besoin, quand on a une veste avec des parties amovibles… Parce que repartir sans bébé et un trou dans le dos, ça fait froid et niveau look force est de reconnaître que c’est pas le top.

Finalement, porter l'hiver est efficace aussi pour stimuler les connexions neuronales

Porter par dessus son propre manteau ?

Je crois qu’il y a des situations, quand on porte sur le dos, notamment des grands bébés, ou même si c’est moins physiologique, même si c’est moins confortable, il reste plus pratique de porter par dessus son propre manteau, en habillant l’enfant également avec son manteau naturellement. Par exemple pour de courts trajets, où l’on est amené à poser / reprendre bébé souvent et / ou rapidement. Par exemple pour aller chez la nounou. Il n’y alors qu’à descendre le bébé, et on repart, habillé normalement, sans avoir besoin de reconstituer une veste normale (en refermant les ouvertures ou rezippant ce qu’il faut).

Dans ce cas là, je trouve que l’écharpe n’est pas confortable : elle a tendance à glisser et le serrage est impossible (de toute façon la double épaisseur de manteau le rend peu utile, à des fins physiologiques en tout cas). Ma préférence va alors aux préformés, ou chinois en tous genres, plus facile à installer et qui bougeront moins. Attention néanmoins, avant l’installation et dans le cas des préformés, à desserrer les bretelles, sans quoi vous vous retrouverez coincé et il ne sera pas possible de glisser bébé tout habillé dedans 😉 Il est plus prudent également de vérifier, comme cela doit toujours être le cas mais à plus forte raison ici où vos sensations seront amoindries par les couches de vêtements, que l’enfant est bien assis au fond de la poche correctement déployée, et non juste en équilibre sur un bourrelet de tissu. Son manteau risque de se coincer aussi et de remonter sur son dos, et cela réclamera peut-être quelques contorsions pour l’installer à peu près correctement…

Encore un ergo, mais chacun dans son manteau

Et puis, je n’en parle pas car ce n’est pas l’objet de ce blog, mais la poussette peut servir aussi 😉

Conclusion

Mon intention n’est pas de décourager les porteurs hivernaux… ni de remettre en question ce que j’ai dit sur les principes du portages en hiver 😉 J’espère que ce ne sera pas l’effet produit ! D’ailleurs, malgré tout ça, j’ai porté intensément tout l’hiver, et il est rare que tout, en même temps, aille de travers. Bref, j’adore porter l’hiver… mais un petit moins que porter à la mi-saison !

Seulement je suis passée par quelques phases de découragement, de rage intense contre ces saletés de bonnets, ou encore de grands moments de solitude à souhaiter ardemment être équipée d’un gogo-gadgeto-bras (le rêve !!) et je me dis qu’il est utile de partager AUSSI ce type de récits en plus des belles photos qui font rêver. Ou alors c’est juste moi qui ne suis pas habile ?? C’est possible aussi, n’hésitez pas à partager vos propres expériences en la matière !

Comme je l’ai dit au début, la plupart de ces « difficultés » sont liées aussi au portage dorsal, avoir bébé devant les limite grandement. Mais, sincèrement, se priver de porter dans le dos, voire de porter tout court, pour « si peu », ce serait tout de même dommage 🙂

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26 Commentaires

Publié par le mars 20, 2011 dans Autour du portage, Trucs et astuces

 

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Le b.a.-ba du portage

Au programme aujourd’hui, un billet de synthèse sur les « bases » pratiques du portage autour des questions que l’on peut se poser quand on commence à s’intéresser à la chose mais qu’on n’y connaît encore rien. Comme le portage pour les nuls était déjà pris, dans un autre registre (et puis je ne sais pas si j’aurais osé ;-)), ce sera un b.-a.-ba. Le wiktionnaire affirme que c’est un ensemble de rudiments, de connaissances élémentaires… Je vais donc tenter de faire court (pas au niveau de la liste des questions qui est assez conséquente… mais au niveau de chaque réponse ;-)), et surtout opérationnel. Pas question d’aborder ici les bienfaits du portage ou la question de savoir pourquoi porter : rien de philosophique, d’idéologique ou d’éthique autour du portage. Seulement des infos pratico-pratiques sur comment porter, avec quoi et pourquoi.

Une petite mise en garde avant de commencer néanmoins : le portage, comme beaucoup de choses qui concernent la parentalité au sens large, est aussi (surtout ?) une affaire personnelle, de vécu et de ressenti. Tout ce que je dis relève beaucoup de l’information autant que faire se peut, mais forcément aussi du conseil à partir de mon expérience… et comme tout conseil cela peut être discuté, et contredit !

Quel est l’intérêt d’une écharpe de portage par rapport à un porte-bébé « classique » ?

Les porte-bébés dits « classiques » sont généralement les porte-bébés harnais, c’est-à dire ceux où bébé est soutenu par l’entrejambe, les jambes droites dans le prolongement du corps (type Babybjorn). Cette position n’est pas physiologique : elle ne respecte ni le dos du bébé (qui n’est ni arrondi, ni soutenu), ni sa position accroupie (importante pour le respect de sa hanche), ni le dos du porteur (l’enfant est porté bas et « raide » ce qui le rend plus lourd). En outre ces porte-bébés (sur)vendent la position face au monde qui est déconseillée (trop stimulante… et encore moins physiologique).

Porte-bébé ne permettant à l'enfant d'adopter une position correcte

Ces produits sont facilement reconnaissables : bébé y est installé droit comme un pic et n’est pas soutenu du creux du genou au creux de l’autre genou. Ils sont à fuir absolument… A l’inverse, l’écharpe de portage, ou tout autre système de portage « physiologique », à condition d’être utilisé correctement, permettra de respecter la physiologie du porteur et du porté.

L'enfant a le dos arrondi et est accroupi (il est soutenu du creux du genou au creux de l'autre genou) : sa position est physiologique

Qu’est-ce qu’un porte-bébé dit « physiologique » ?

C’est un porte-bébé qui permet de porter de façon physiologique… en gros, un porte-bébé où l’enfant n’est pas suspendu par l’entrejambe mais porté de telle sorte que ses genoux soient plus hauts que ses fesses, et où son dos est correctement soutenu. Il existe de nombreux porte-bébés physiologiques – dont l’écharpe fait partie (j’en ai dressé une typologie ici).

Il faut savoir que l’on entend de plus en plus parler de « porte-bébé physiologique » pour désigner un certain type de porte-bébés en particulier, à clips ou sangles et donc ne nécessitant pas ou peu de noeuds, mais « physiologiques » néanmoins, dans le sens où ils respectent davantage la posture naturelle de l’enfant que les porte-bébés harnais dont on vient de parler (car l’enfant y est installé en position accroupie). Cette appellation, qui me semble avant tout commerciale, est pourtant en passe de passer dans le langage courant. L’Ergobaby et le Manduca en font partie et sont sans doute les plus connus du genre.

Ces modèles sont-ils réellement physiologiques ? Oui… et non 😉 La position accroupie de l’enfant est respectée… à condition que celui-ci soit installé correctement d’une part, et que la largeur de l’assise soit juste à la bonne taille pour lui permettre d’avoir les genoux plus hauts que les fesses (certains modèles permettent des réglages plus ou moins fins à ce niveau). En revanche le dos n’est pas soutenu (l’enfant peut se « tasser »).

C’est pourquoi ce type de porte-bébé ne doit pas être utilisé tant que l’enfant ne maintient pas un minimum son dos (les puristes diront : tant qu’il ne tient pas correctement assis), et il ne faut surtout pas forcer l’écartement des jambes… donc attendre que l’enfant puisse les écarter de lui-même (ce qui est largement bon… quand il tient son dos). Par ailleurs, dès que l’enfant dort, quelque soit son âge, il ne maintient de toute façon plus son dos lui-même (d’où le potentiel tassement, et/ ou chute de la tête vers l’arrière). Donc ils sont physiologiques : bien plus que les harnais, mais moins que l’écharpe (si elle est bien installée et avec certains nouages).

Quelques exemples de porte-bébés préformés... dits aussi "physiologiques"

La plupart de ces modèles proposent des réducteurs ou autres systèmes permettant de les utiliser dès la naissance. Je suis très réservée sur ces dispositifs : pour la majorité, ce sont finalement des harnais cachés dans un porte-bébé « physiologique » et l’enfant s’y retrouve suspendu par l’entrejambe. Et en tous les cas aucun de ces systèmes ne peut assurer un soutien du dos correct, essentiel pour les nourrissons. Pour moi, ils sont donc pour les tout-petits à réserver à un usage ponctuel.

Quel porte-bébé choisir pour porter de façon physiologique selon l’âge de mon bébé ?

Il existe donc différents types de porte-bébés physiologiques. Ils ont un point commun : ils permettent tous de porter de façon physiologique… mais pas forcément à tous les âges et bien sûr à condition d’être utilisés correctement ! Et comme on ne veut pas forcément acheter plusieurs porte-bébé, le  choix doit aussi se faire en fonction de ses « projets » de portage

Si bébé est tout petit (moins de 5/6 mois) : les seuls vrais porte-bébés physiologiques sont ceux qui permettront de maintenir son dos correctement (en plus de lui permettre, bien sûr, d’adopter une position accroupie)… autrement dit l’écharpe, ou, alternative intéressante pour ceux que les noeuds rebutent, le sling (l’écharpe avec anneaux, où il suffit de régler le tissu en tirant sur le pan qui dépasse des anneaux). Les autres solutions sont à utiliser de façon occasionnelle.
Voir aussi ce billet spécial : quel système de portage pour un nouveau-né sur la PorteBBthèque.

Le nouveau-né est porté en écharpe tissée, dans un nouage kangourou. Crédit photo : M. Favre (association Porter son enfant)

Quand bébé est un peu plus grand (6 à 18 mois) : l’écharpe et le sling restent tout à fait indiqués. Mais on peut aussi passer aux porte-bébés dits « physiologiques » ou aux porte-bébés d’inspiration asiatiques. Ils sont plus rapides à installer, et permettent de conserver la position accroupie. En revanche comme dit plus haut ils ne soutiennent pas (ou moins bien) le dos, et restent donc moins physiologiques que l’écharpe ou le sling, notamment sur des portages longs et réguliers et quand l’enfant dort. Mais quand le bébé est très remuant, à tendance hypertonique, l’installation dans l’écharpe, en particulier pour le portage dorsal (qui devient presque indispensable quand l’enfant grandit), peut s’avérer très acrobatique. Ces porte-bébés sont dans ce cas un grand soulagement pour le porteur 🙂 (comment ça, ça sent le vécu ?).
A partir du moment où l’enfant marche, les systèmes de portage d’appoint asymétriques (comme la poche ou le tonga) peuvent s’avérer très utiles : installés très rapidement, ils permettent à l’enfant de monter / descendre à sa guise. Attention certains ne supporteront pas le portage asymétrique à partir d’un certain poids (pour ma part je trouve que c’est toujours mieux que d’avoir le bébé à bras sans système de portage du tout !).

Bébé est porté dans le dos en Ergobaby (préformé)

Pour les grands bambins (plus de 18 mois) : de nouveau préformés et asiatiques risquent de ne plus être tout à fait physiologiques au niveau de la position des genoux… l’assise deviendra probablement trop étroite et les genoux ne seront pas plus hauts que les fesses. Ceci dit… ils restent bien pratiques quand même ! En particulier à un âge il est plutôt rare que l’on porte plusieurs heures par jour. A partir d’un certain gabarit néanmoins, ils deviennent franchement trop petits. Pour les grands donc, l’écharpe et le sling restent au top de la physiologie !

Un grand bambin de 3 ans, porté en écharpe

Bilan : l’écharpe et le sling sont donc, à tout âge, les systèmes de portage les plus physiologiques (je le répète, à condition d’être utilisés correctement). Ce n’est pas pour autant que les autres ne le sont pas, et qu’ils ne peuvent pas apporter une facilité au quotidien bien appréciable 😉 Aussi les préformés, ou asiatiques, sont pour moi un complément (quasi) indispensables pour les porteurs réguliers.

L'écharpe et le sling

Donc si on n’en achète qu’un : une écharpe tissée pour sa polyvalence.
Si on ne veut pas d’écharpe
: un sling… et/ou un préformé (pour avoir la possibilité de porter pas uniquement en asymétrique !). Je me range ainsi à l’avis de la Poule : le duo sling et préformé est le couple gagnant !

Et puis il existe de multiples modèles, des utilisations différentes selon les âges, les nouages, les finitions, les fréquences d’utilisation… Un petit tour sur Papotages autour du portage finira de vous en convaincre !

Comment savoir si je porte correctement ?

L’utilisation d’un système de portage physiologique ne garantit pas que l’on porte de façon physiologique. On peut très bien (et on le voit souvent) reproduire un bon vieux harnais avec une belle écharpe ! Par ailleurs, un bon portage est aussi (surtout) un portage où le bébé est en sécurité…

L’essentiel à retenir pour vérifier si bébé est bien porté :

– son dos est arrondi et soutenu
– il a les genoux plus haut que les fesses (et les jambes écartées,  selon son âge)
– le porte-bébé, quel qu’il soit, le maintient du creux du genou au creux de l’autre genou (et pas uniquement sous les fesses !)
Pour plus de détails sur la bonne position voir ici.

Extrait de la couverture de l'ouvrage de Ingrid Van Den Peereboom : Peau à peau, technique et pratique du portage

L’essentiel à retenir pour savoir si mon bébé est en sécurité :
l’air peut circuler autour de lui, ses voies respiratoires sont dégagées
– il n’a pas le menton en contact avec sa poitrine (signe qu’il s’est affaissé : sa capacité respiratoire est diminuée)
– il n’est ni trop couvert ni pas assez (voir détails ici)
– j’utilise un matériel de bonne qualité
je fais attention à lui même quand je le porte
Pour plus de détails sur la sécurité voir ici.

Quels sont les différents types d’écharpes ? Comment choisir ?

Il existe deux grands types d’écharpe : les tissées et les tricotées. Derrière ces termes techniques, se trouve une réalité bien palpable :

– les écharpes tissées sont… en tissu tissé (fils entrecroisés)  : elles sont non élastiques, fermes (parmi elles les plus « reconnues » sont les écharpes en sergé croisé)
– les écharpes tricotées sont élastiques (ce sont les écharpes dites aussi stretch, extensibles, souples… et parmi elles la plus célèbre est sans doute la Je Porte Mon Bébé, mais il en existe d’autres)
Pour plus de détails sur les différents tissages et le sergé croisé voir ici.

Ces deux types d’écharpes apportent des sensations très différentes, et ne permettent pas forcément les mêmes nouages. Là encore tout est affaire de choix personnel… Les écharpes extensibles sont souvent vendues pour leur simplicité : un noeud de base qui permet plusieurs positions. Pourtant elles nécessitent comme les tissées un apprentissage et il est facile de mal porter avec elles aussi ! Il faut noter qu’elles ne permettent pas de réaliser les nouages kangourou qui sont réputés les plus physiologiques. Mais, bien réglées, et correctement utilisées, elles procurent des sensations très appréciées par certains. A noter aussi : certains considèrent qu’elles deviennent inconfortables quand bébé devient plus lourd… d’autres non.

Les écharpes tissées sont les plus polyvalentes, elles permettent tous les types de nouages. Mais certains considèrent qu’elles sont plus difficiles à prendre en main.

Une écharpe tricotée (JPMBB) et une écharpe tissée (Didymos)

Pour ma part si je ne devais en avoir qu’une (je n’ose même pas l’imaginer ;-)), je choisirais une tissée, pour sa polyvalence justement. Mais je suis ravie d’avoir aussi ma JPMBB 😉

Quelle longueur d’écharpe choisir ?

Il y a différentes écoles. Selon les nouages que vous souhaiterez réaliser, vous aurez besoin de plus ou moins de longueur. Mais encore faut-il savoir quels nouages vous pratiquerez… et ça, c’est bien difficile à prévoir ! [nb : je ne parle ici que des écharpes tissées, les extensibles sont vendues en 5m20 généralement, seule JPMBB propose une courte mais que je ne conseillerais pas pour un premier achat, ou achat unique]

Les nouages kangourou, qui présentent l’avantage d’être les plus physiologiques, sont aussi ceux qui réclament le moins de tissu (un peu plus de 3m environ sont largement suffisants). Idem avec les hamac, qui en demandent encore moins (il s’agit de porter en asymétrique donc il suffit d’avoir assez de tissu – enfin juste un peu plus –  pour faire le tour de soi en passant sur l’épaule d’un côté et la hanche de l’autre). Les croisés, enveloppés croisés, double hamac demanderont des longueurs plus importantes.

A gauche le nouage kangourou nécessite peu de longueur, à droite le nouage croisé en demande bien davantage

Le problème c’est que faire un kangourou ou un hamac avec 5m de tissu est très peu commode, et que faire un croisé avec 3m de tissu est impossible… Il faut donc faire un choix 😉

Pour ma part, là encore, si je ne devais en avoir qu’une, j’en choisirais une qui me permette de faire un enveloppé croisé – mais surtout pas plus. Cela permet d’avoir la liberté de pouvoir faire tous les noeuds, sans mètres (trop) superflus pour les kangourous (mais cela reste trop long pour un hamac simple par exemple…). Dans mon cas, une écharpe de 4m20 remplit ces conditions.

Sur ce sujet, voir aussi le billet de la PorteBBthèque sur le choix d’une écharpe.

Quelle marque d’écharpe choisir ?

« Ce que quelqu’un d’autre ferait mieux que toi, ne le fais pas » : citation lue récemment sur un chouette blog que je suis régulièrement (qui n’a rien à voir avec le portage… et qui aura peut-être ici son ping le plus exotique) et qui est tout à fait de circonstance ici.

Donc sur ce sujet, je ne m’essaie même pas à un début de réponse et je renvoie à la PorteBBthèque,  et à ce même billet sur le choix d’une écharpe de portage. Rien à ajouter, tout est dit ! Ne pas hésiter non plus à naviguer parmi les différents modèles de la PorteBBthèque, décrits et commentés par Marie et ses lecteurs.

Où acheter mon écharpe – ou autre porte-bébé physiologique (même si j’ai un petit budget) ?

Les sites des fabricants commercialisent généralement leurs modèles en direct. Mais il existe aussi de nombreuses boutiques en ligne vendant écharpes, porte-bébés et accessoires de portage (cf. une liste non exhaustive sur mon annuaire Diigo). On trouve parfois quelques bonnes affaires et soldes sur ces boutiques en ligne.

Pour acheter en boutique réelle, il faut voir ce qui se trouve dans votre secteur… attention aux magasins de puériculture classiques qui ne vendent pas toujours des marques de qualité et surtout ne fournissent souvent aucun conseil « valable » pour utiliser ce type de produits (voire diffusent des informations fausses, faute de formation des vendeurs). A noter que de plus en plus de porte-bébés physiologiques se trouvent dorénavant dans le commerce, dans des boutiques spécialisées bio ou quelques chaînes (l’Ergobaby chez Natalys ou Natures et Découverte par exemple).

Autre piste à ne pas négliger : l’achat d’occasion. On trouve sur Ebay et Le bon coin de très bonnes affaires. Les marques de qualité tiennent de nombreuses années et les occasions sont souvent en parfait état… Une solution vraiment idéale pour les petits budgets. Je vais (encore) parler de la PorteBBthèque… Marie garde un oeil sur les sites d’annonces et nous fait partager de temps en temps les très bonnes affaires sur sa page Facebook… une bonne raison de devenir fan 😉

Je viens d’acheter mon écharpe : quel traitement lui faire subir avant de l’utiliser et comment l’entretenir ?

Pour une écharpe neuve : la faire tremper dans l’eau froide une nuit entière, puis la laver (30°C, tant qu’à faire avec une lessive la plus écolo possible). La laisser sécher à l’air libre (les courageux la repasseront… moi je ne l’ai jamais fait).

Les écharpes neuves sont souvent un peu « rêches » : pour les assouplir, on peut les tresser (pratique aussi pour les ranger), les utiliser comme plaid sur le canapé, et surtout… les utiliser !

Des écharpes tressées

Pour l’entretien : un lavage en machine, à 30°C, de temps en temps…

Quels noeuds je fais avec mon écharpe ?

Une fois l’écharpe soigneusement choisie, et achetée, reste la question centrale de savoir quoi faire avec… Car il existe plusieurs catégories de nouages : les kangourous, les hamacs et les croisés (détails ici). Les plus physiologiques sont les kangourous, mais ce sont aussi les plus techniques. Après, à chacun de faire son choix… chaque catégorie de nouages a ses avantages, et ses inconvénients, en terme de :
physiologie du bébé : les kangourous sont au top, les hamacs plus ou moins bons selon que le nouage choisi permette de régler le tissu au niveau du dos du bébé, les croisés sont les moins physiologiques a priori (mais il y a des façons de les optimiser, comme avec le double croisé avec les pans non déployés)
facilité d’installation : certains nouages (les croisés, doubles croisés et certains hamacs) peuvent s’installer sans bébé par exemple, ce qui peut être pratique dans certaines circonstances !
choix du porteur et du porté ! Le confort ressenti par l’un et l’autre a toute son importance, et ne pourra se révéler… qu’avec l’expérience !

Et puis la longueur de l’écharpe et sa nature (cf. plus haut les points sur les différents types d’écharpe, et le choix de la longueur) permettra de faire – ou pas , et plus ou moins facilement, certains nouages.

Un genre de noeuds avec lequel il n'est pas conseillé de porter un bébé 🙂

A partir de quand puis-je porter dans le dos ? Sur la hanche ?

En théorie, on peut porter devant, dans le dos ou sur la hanche dès la naissance. L’important est de choisir un nouage adapté aux nourrissons, donc qui soutiendra correctement son dos (kangourou, double hamac, sling), et d’être suffisamment à l’aise et compétent (ou d’être 2 !) au moment de l’installation pour ne pas faire balloter sa tête qu’il ne tient sans doute pas encore.

Après la seule réponse à cette question est : quand le porteur se sent prêt ! Selon le rang de naissance de l’enfant (on a plus vite besoin de ses mains pour un 2ème, 3ème, ou plus, que pour un premier…), et l’expérience en matière de portage du parent, cela pourra intervenir plus ou moins tôt. Mais il n’est pas inutile d’habituer bébé avant qu’il ne soit trop « vieux » (et particulièrement en pleine angoisse de séparation !), d’autant qu’il réclamera sans doute vers 3 mois à voir ce qu’il se passe autour et que le portage hanche ou dos sera à ce moment la réponse à sa demande (attention, pas le face au monde…).

A voir aussi : un billet de Papotages autour du portage sur le portage dans le dos d’un nouveau-né… oui c’est donc possible 😉

A voir sur Papotages autour du portage

Est-ce que je peux porter en écharpe s’il fait chaud ? S’il fait froid ? Comment ?

Oui, on peut porter par tous les temps. Le tout est de veiller à la sécurité du bébé et de s’assurer que lui n’ait ni trop chaud ni trop froid (détails ici).

Ensuite, l’hiver, des accessoires -vêtements de portage et accessoires pratiques pour bébés portés – ou petits trucs peuvent améliorer votre confort (et votre look) : détails ici, puis ici et ici.

L’été, c’est plutôt sur le type de nouage qu’il faudra jouer (privilégier les nouages où une seule épaisseur de tissu passe sur bébé), et puis si possible pour encore plus de confort choisir des tissus plutôt fins…

Est-ce utile de participer à un atelier de portage ?

Oui, tout simplement pour apprendre à maîtriser son porte-bébé, quel qu’il soit, à reconnaître une bonne position, à voir faire quelqu’un qui maîtrise son utilisation et qui pourra vous guider. Il existe de nombreuses monitrices dans toute la France, des ateliers gratuits ou payants… Bien plus efficaces que l’auto-formation (qui peut fonctionner aussi bien sûr ! mais on trouve sur internet – et même dans les manuels d’utilisation – des choses franchement mauvaises ; sans compter qu’il est difficile d’expliquer en ligne ce qu’il est plus commode de montrer en vrai), ils sont aussi l’occasion de partager ses interrogations, d’avoir un regard extérieur sur nos pratiques… et de s’améliorer !

L'annuaire du site Porter son bébé

Voilà pour ce tour d’horizon… qui j’espère pourra rendre service à certains !

 
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Publié par le janvier 21, 2011 dans Autour du portage, Trucs et astuces

 

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La fabrication d’un poupon de portage (ou la naissance de BradPitt)

Le poupon de portage est l’accessoire indispensable de la monitrice de portage. Il sert pour s’entraîner, quand ses propres enfants ne sont pas disposés à jouer les cobayes, et il sert aussi en atelier, quand il n’y a pas autant de bébés que de porteurs, ou que les bébés, là aussi, n’ont pas envie de jouer les cobayes (curieusement quand le bébé en question est profondément endormi, les parents sont souvent plus enclins à utiliser le poupon).

Pourquoi faut-il un poupon spécial ? Le poupon de portage a comme particularité première d’être lesté. Ceci dans l’objectif de le rendre plus « réaliste » : en effet rares sont les poupées classiques qui pèsent plus de 500g, ce qui n’est pas très ressemblant avec ce que peut donner le portage d’un vrai bébé… Idéalement le poupon de portage a aussi le dos un peu arrondi, et peut replier ses genoux plus haut que ses fesses pour pouvoir se mettre en assise profonde. Car le réalisme compte pour donner confiance aux parents d’une part, mais aussi pour permettre de s’entraîner dans des conditions plus proches de la réalité (ça marche aussi avec une grosse peluche… mais disons que c’est moins pédagogique ;-)).

Les poupons de portage peuvent s’acheter tout faits. Seulement… ils coûtent un bras ! Pas moins de 70€ généralement, et plutôt autour de 100 (sans compter les frais de port). Alors une fois la formation de monitrice payée, et la collection de porte-bébés étoffée, cela fait quand même cher la poupée. Ils ne sont pas non plus si faciles à trouver : il y en a chez Renate’s (site en allemand) – d’ailleurs ils sont pour beaucoup fabriqués, et trouvables en Allemagne (une recherche sur « Tragepuppe » dans un moteur de recherche permettra d’identifier des sites comme celui-ci ou celui-là par exemple).  Je sais que Hoppediz en propose un aussi, mais il n’apparaît pas sur le site en français.

Poupons Renate's

 

Mais il est possible, à moindres frais, de le fabriquer soi-même. Voici donc le récit de ma petite expérience en la matière…

Les ingrédients

  • 1 poupon à transformer
  • 3 à 5 kilos de riz rond ou de lentilles (qui ont un bon rapport poids / volume, puisque l’espace au sein du poupon est tout de même limité et qu’il faut y caser entre 2 et 4 kilos de matière !)
  • 1 pièce de tissu (pour refermer le ventre), un carré de 15 cm de côté faisant largement l’affaire
  • 1 couche et 1 tenue bébé pour rhabiller le poupon (taille 3 à 6 mois selon la taille du poupon) !
  • des ciseaux
  • du fil et une aiguille
  • une balance (de cuisine ou pèse-personne, selon la place sur le plateau)
  • quelques paires de vieux bas ou collants (facultatif) : pour répartir le riz dans le corps du poupon
  • 1 axe en bois (facultatif, selon la forme du poupon) pour maintenir l’axe tête/ corps

Coût de l’opération : il dépendra du prix du poupon (qui peut varier beaucoup – cf. plus bas). Pour le reste, j’ai pour ma part acheté du riz rond 1er prix aux alentours de 1€ le kilo. J’avais déjà tout le reste.

Etape 1 : trouver le poupon

En premier lieu, il faut trouver un poupon qui pourra se transformer en poupon lesté. Celui-ci devra avoir plusieurs caractéristiques :

  • avoir un corps en tissu, afin qu’il puisse être ouvert, puis rempli et surtout qu’il puisse adopter une position modulable (pas facile avec un poupon en plastique ou en porcelaine ;-))
  • le corps d’un seul tenant, c’est-à-dire pas de coutures au niveau des épaules et du haut des jambes pour tenir les membres (cela peut se faire avec ce type de poupons cousus mais c’est plus difficile – les ouvertures et re-coutures devront être faites 5 fois, une fois pour chaque membre et une fois pour le ventre – et le réalisme est moindre).
  • un air sympathique, et au moins qu’il ne fasse pas peur (c’est peut-être un peu subjectif, mais c’est hyper important !)

Au niveau de la taille, on peut aller de 40cm à 60cm environ, selon que l’on veut une poupée de type nouveau-né pour les nouages ventraux, ou un « grand » poupon qui servira davantage à monter les nouages latéraux et dorsaux. Le poupon « passe-partout » est celui de 50cm environ.

Où chercher ? Il y a plusieurs solutions, plus ou moins économiques… et plus ou moins chronophages ! Elles sont classées ici par ordre de prix croissant (et ordre de temps décroissant ;-)) :

  • arpenter les brocantes et vide-greniers pour trouver son bonheur. J’ai testé… et après plusieurs semaines à ne voir que des poupées en porcelaine, voire des poupées avec juste la tête (j’en frémis encore), j’ai fini par renoncer. Déjà je ne suis pas chineuse dans l’âme… l’espoir de trouver une poupée qui corresponde à ce que je cherchais pour quelques euros s’est amenuisé au fil du temps (perdu). Ceci dit je ne dis pas que ça ne peux pas marcher, mais il faut compter sur sa chance ou avoir un peu de temps devant soi
  • tenter les magasins de type « foire à n’importe quoi » et bric à brac. Là encore, il faut compter sur un peu de chance, mais elle reste plus élevée qu’en brocante !
  • acheter une poupée en magasin de jouets. C’est la solution que j’ai finalement adoptée après l’échec des deux premières. Mais même là ce n’est pas si simple : déjà il n’était pas question pour moi de mettre plus de 20€ dans une poupée destinée à se faire ouvrir le ventre (la poupée lestée Corolle ça fait quand même mal au porte-monnaie), et puis il faut constater que moults modèles sont équipés d’options sophistiquées totalement contre-productives au vu de mes objectifs (la poupée qui fait pipi n’était en effet pas envisageable, et non je ne voulais vraiment pas la poupée avec poussette, transat, chaise haute ou table à langer). Et je ne parle pas du fait que la majorité des poupées sont minuscules (autour de 36cm). Bref, là où je suis allée, et avec mes critères, il me restait… 1 modèle. C’est donc celui que j’ai pris, un grand poupon de 60cm pour 20€.

L'heureux élu

Etape 2 : préparer le matériel

Il s’agit là de simplement sortir tout ce dont on aura besoin au cours de la fabrication (cf. liste des ingrédients). Eloigner si possible les enfants de l’espace de travail peut se révéler judicieux (ciseaux et aiguilles sont en effet dans les parages… sans parler du riz qui a tendance à s’éparpiller, pour la plus grande joie des petits qui aiment ramasser et manger tout ce qu’ils trouvent… comment ça, ça sent le vécu 😉 ??).

Etape 3 : éventrer le poupon

Attention : âmes sensibles s’abstenir !!

On prend les ciseaux et on fait une coupe au niveau du bas ventre sur une dizaine de centimètres, dans le sens de la largeur. Retirer la mousse, mais ne pas la jeter car elle sert ensuite à rembourrer le poupon et à caler le riz.

La découpe du ventre...

... et l'extraction de la mousse

Etape 4 : lester le poupon

Il faut d’abord calculer le poids de riz (ou lentilles) qui sera mis dans le poupon. Pour ce faire, on pèse le poupon une fois vidé de sa mousse et on fait la différence avec le poids final visé. Voici quelques mesures pour donner un ordre d’idée : pour un poupon de 40cm, compter qu’il devra peser 2kg environ ; 3 kg pour un poupon de 50cm et 4,5kg pour un poupon de 60cm.

Je ne l’ai pas fait mais je crois qu’il serait utile en fonction du poids à « insérer » de décider avant quel poids de matière doit aller dans chaque membre : ça évite de se poser la question au fur et à mesure et cela permet de s’assurer qu’une jambe ne pèsera pas le double de l’autre ! Attention à compter que la tête doit peser relativement lourd par rapport au poids total, toujours dans un souci de réalisme (pour ma part je crois y avoir mis près d’un kilo…).

On commence alors à insérer le riz ou les lentilles dans le corps du poupon. J’ai souvent vu que l’on conseillait de placer le riz dans des vieux bas ou collants, pour éviter qu’il ne se répartisse mal ou se déplace trop dans le corps au fil du temps. Pour ma part, j’ai commencé ainsi mais j’ai finalement renoncé, car j’utilisais la mousse pour caler le riz aux endroits adéquats (ce qui m’évitait de transvaser le riz dans les bas, opération un peu pénible, à plus forte raison quand le bas est filé et laisse donc passer les grains de riz : penser si on procède ainsi à correctement nouer les extrémités pour éviter ce désagrément). Je n’ai pas encore de problèmes de riz qui se déplace… mais mon poupon est encore jeune !

L'insertion du riz dans un vieux bas

J’ai commencé par les jambes : attention à préserver la « cassure » des genoux pour la position accroupie : en mettant du riz en bas, puis de la mousse au niveau du genou, puis de nouveau du riz au niveau de la cuisse. Caler au fur et à mesure avec la mousse si nécessaire, en fonction de la quantité de matière à insérer (je pesais pour ma part au fur et à mesure pour m’assurer du bon déroulement de l’opération).

La première jambe

J’ai ensuite procédé au remplissage des bras, selon le même principe que les jambes.

Le remplissage des bras

J’ai continué avec la tête. Celle de mon poupon était prolongée à l’intérieur du corps par un gros axe en plastique qu’il suffisait en fait de tirer pour accéder au « creux » du crâne (bon, je l’ai découvert après avoir découpé le bout de cet axe… mais c’est pas grave j’ai refermé avec de la mousse ;-))

Bourrage de crâne (attention photo potentiellement traumatisante)

Selon l’allure du poupon ainsi constitué, il peut être utile de placer un axe en bois de la tête jusqu’au milieu du ventre afin que le poupon tienne sa tête et sa « posture ». Je n’ai pas eu à le faire car d’une part le mien était déjà bien calé, et d’autre part car il avait déjà cet axe avec le morceau de plastique qui fixait la tête au corps.

L'axe en plastique partant de la tête jusqu'au milieu du ventre (qu'il suffisait donc de retirer... et pas de découper)

On finit par le ventre, en continuant à bourrer avec la mousse, jusqu’à ce que le poupon ait une allure… de bébé ! On pèse le résultat final avant de passer à l’étape suivante.

Le rembourrage final...

Etape 5 : refermer le poupon

On place le carré ou rectangle de tissu sur l’ouverture du ventre (qui doit être plus large vu que le poupon est plus rempli !) et on coud.

Etape 6 : les finitions

On met une couche au bébé (j’ai pour ma part rajouté de la mousse dans la couche afin d’accentuer la largeur de son assise – certains préfèrent mettre des couches lavables qui sont effectivement plus rembourrées), et on l’habille !

La mise en place de la couche - rembourrée

Le rhabillage (avant relooking) et la pesée finale

Vérification (et accentuation) de la cassure des genoux pour la position accroupie

Conclusion

Fabriquer son poupon est une activité ludique, qui revient moins cher que l’achat d’un tout fait. Néanmoins cela prend naturellement plus de temps, pas tellement pour la réalisation qui est vraiment rapide (je dirais une grosse demi-heure si l’on est sans enfants à surveiller, une heure avec), mais surtout pour trouver et rassembler le matériel… et notamment le poupon !

Au niveau du résultat, je trouve que cela n’est pas si mal, même si les genoux doivent un peu s’assouplir, et que le dos est plus droit qu’arrondi… Du coup l’assise profonde n’est pas, il faut l’avouer, parfaite. Mais il est tout à fait utilisable comme tel, y compris pour montrer les principes d’un portage physiologique.

Voici donc comment BradPitt a fait son entrée à la maison… pour le plus grand bonheur de ma fille. Pourquoi BradPitt alors ? Parce qu’il les fait toutes craquer 😉

Remerciements et crédits 🙂

Je remercie mes compagnonnes de dépeçage de poupon, Audrey et Marie. Marie a travaillé sur un poupon plus petit, avec des coutures au niveau des bras et des jambes. Le voici au moment de la couture finale :

Au final : plus pénible de découper / recoudre plusieurs fois, et les mêmes défauts que le mien au niveau de l’arrondi du dos (il est peut-être même plus droit encore). Mais faisable quand même !

Crédit photos : Audrey (auteur des 221 photos prises durant cet après-midi, parmi lesquelles celles qui ont servi à illustrer ce billet).

Et désolée d’avoir mis tant de temps à l’écrire, ce billet… maintenant on va dire que c’est mon cadeau de Noël 😉

 
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Publié par le décembre 20, 2010 dans Autour du portage, Trucs et astuces

 

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Porter l’hiver, 3ème partie : couvertures de portage… et conclusion

Voici donc la dernière partie de cette trilogie sur le portage en hiver : après les généralités et la présentation des vestes et manteaux de portage, puis celle des ponchos de portage, reste à parler des capes et couvertures de portage… avant de conclure.


Petite définition des couvertures de portage

Les capes et couverture de portage sont des systèmes qui se fixent au porte-bébé ou aux cous du porteur et du porté. Ainsi ils protègent :

  • soit uniquement l’enfant (couverture ou poncho pour bébé)
  • soit uniquement les deux cous (ce système de double col peut alors être combiné à une veste ou poncho de portage à col large unique pour le portage devant)
  • soit les deux cous et le corps de l’enfant (double col long du côté de bébé).

La couverture MaM

Ces solutions, généralement moins onéreuses que les vestes ou ponchos, permettent également au porteur de continuer à mettre ses vêtements habituels, et peuvent être portées par le papa ou la maman. Mais elles ne peuvent être utilisées que pour le portage devant. En effet même si les fabricants indiquent souvent que le portage dorsal est possible, cela obligerait à porter par dessus le manteau du porteur, ce qui n’est pas conseillé (réglage difficile, voire impossible du porte-bébé ; et inconfort). Cette utilisation est donc à réserver à mon avis à la mi-saison, quand le porteur peut se couvrir simplement d’un pull.

Les points à observer, les questions à se poser avant d’acheter

En quelle matière est-elle faite ? Est-elle imperméable ?

Certaines couvertures sont en polaire, d’autres sont uniquement imperméables, d’autres combinent matière chaude et imperméabilité…
Certains modèles permettent d’utiliser séparément la doublure polaire et l’extérieur imperméable, pour une utilisation plus polyvalente.

Quels sont les « accessoires » ?

Y a-t-il des poches ? Une capuche pour bébé ? Des cordons de serrage permettent-ils d’ajuster la taille de la couverture au niveau en bas et/ ou en haut ?

Quel système d’attache ?

Certaines couvertures se fixent par des pinces au porte-bébé, d’autres sont enfilées par un cordon ou un élastique autour du cou du porteur (généralement complété par une attache autour de sa taille), d’autres enfin se fixent par la capuche qui se positionne sur la tête du bébé (et éventuellement attache autour de la taille du porteur).

Il est important de vérifier que le système d’attache est adapté à notre mode de portage : certains couvertures qui s’enfilent sur le porte-bébé, qui s’attachent nécessairement à des sangles ou encore doivent s’enfiler entièrement sur le bébé (impossible donc en position assis accroupi) ne seront pas adaptées à un portage en écharpe…

Quelle polyvalence ?

La couverture peut-elle être utilisée seule ? Et la capuche ? S’agit-il d’un poncho bébé qui peut aussi être mis quand bébé n’est pas porté ?

Adaptée à quelle tranche d’âge ?

Certaines couvertures peuvent être utilisées sur une longue période, quand d’autres ne peuvent être utilisées avant un certain âge et/ ou deviennent trop petites ensuite. Il est important de vérifier ce point avant l’achat pour s’assurer de sa rentabilité.

Quel budget ?

Les premiers prix démarrent à 15€ pour les modèles les plus basiques, et vont jusque 50 à 60€ pour les modèles les plus chers. A réaliser soi-même, cela peut devenir particulièremen bon marché.

A NOTER : plusieurs combinaisons bébé de type babynomade sont dites « de portage ». Si effectivement le fait que les jambes soient libres permet d’habiller bébé avant de l’installer dans le porte-bébé, il n’en reste pas moins que l’on retombe dans le problème de l’impossibilité du réglage fin du porte-bébé et que bébé est habillé SOUS le porte-bébé, d’où un éloignement de son corps avec celui du porteur, l’impossibilité de régler le porte-bébé et de le découvrir sans le poser. Pas l’idéal donc… du moins pour un portage régulier et prolongé (cela peut être pratique pour passer du cosy à l’école, puis au cosy, puis à la maison !)

On en trouve chez Suse’s Kinder, Naturpur, Red Castle, Poppolini (couverture Câlin), Dawanda, …

Les modèles de couvertures de portage

Voici donc un état des lieux,  aussi complet que possible mais encore une fois sans doute pas exhaustif, des couvertures de portage que l’on peut se procurer.

Couvertures MaM

Couvertures en intérieur polaire et extérieur microfibre. Il existe 3 versions : 4 saisons, hiver (intérieur en polaire épaisse) et deluxe réversible. La capuche est amovible, et peut être utilisée sans la couverture, qui elle-même peut servir de couverture classique. Des liens permettent de resserrer en haut et en bas.
Prix : 35 à 50€

Un mode d’emploi sur l’utilisation de la couverture est disponible sur le site de la boutique chouchous.fr.

MaM propose aussi un système de double col (en polaire, les deux parties peuvent être portées séparément).
Prix : 20€

Couvertures Hoppediz

La couverture est en laine polaire avec double col intégré. Un cordon permet d’ajuster les dimensions de la cape. Une capuche pour bébé est intégrée. A noter que le fabricant indique que le produit est utilisable de 4 à 18 mois environ.
Prix : 30€

La Fleece cover 3in1 se compose d’une couverture en polaire et d’une couche imperméable qui peuvent être utilisées ensemble ou séparément. Un col pour le porteur peut être également utilisé à part ou avec les autres éléments. Des cordons de serrage permettent d’ajuster la taille de la couverture.
Prix : 55€

Couverture Macrobus Joey (Suse’s kinder)

Couverture de portage en intérieur polaire et extérieur imperméable. Des cordons de serrage, une capuche et un appui-tête pour bébé sont intégrés. Il y a également une rallonge en longueur pour continuer à pouvoir l’utiliser quand bébé grandit. Des poches sont également présentes.
A noter : la nouvelle version permet d’utiliser les deux épaisseurs ensemble ou séparément.
Prix : 50€

Suse’s Kinder propose aussi un poncho de pluie.
Prix : 26€

 

Cape polaire Ti-Wawita

Couverture de portage en polaire, avec capuche intégrée (en une seule pièce).
Prix : 15€

Cape de portage Melii-Meloo

L’extérieur est en toile et l’intérieur en polaire. Une capuche amovible est intégrée, permettant d’utiliser la couverture comme couverture classique. Le bas est élastiqué.
Prix : 50€

Cape de portage La P’tite Prairie

Cape de portage avec capuche amovible (peut être utilisée comme couverture classique) et élastiquée pour ajuster ses dimensions.
Prix : 40€
Modèle disponible aussi chez Lunes et Lutins.

Couverture de portage Aghui’coud

Couverture en polaire (plusieurs types de polaires disponibles) se nouant à la taille du porteur et qui se remonte pour se clipser aux épaules. Une capuche pour bébé est intégrée (d’un seul tenant avec la couverture).
Prix : entre 30 et 35€

Couverture de portage EasyCare

Couverture avec capuche intégrée pour bébé.
Prix : 40€

Couvertures Junesling

Couvertures en polyester de deux types : avec capuche pour bébé et cordons de serrage ; ou système de poche qui englobe le porteur et le porté.
Prix : 20 à 30€

Cocon Ergobaby

Extérieur imperméable doublé de polaire. Une capuche à visière pour bébé est intégrée. Attention le système de fixation à pressions sur les épaules ne s’adaptera qu’à l’Ergobaby.
Prix : 40€

La Cap’capuche de Balabule

Couverture de portage imperméable avec une capuche entièrement transparente (plastique percé de trous). La couverture en polaire peut être utilisée seule, ou avec la partie imperméable. Système de fixation à clips.
Prix : 59€ avec la couverture en polaire amovible, 49€ sans

 

Cape de pluie Pinjarra

Cape de pluie en coton bio avec capuche et jambières intégrées. Existe en 2 tailles : 0-6 mois et 12-18 mois.
Prix : 50€

K-Puche

Poncho pour bébé avec capuche, en polaire, qui peut être porté par l’enfant qui n’est pas dans le porte-bébé ou en couverture de portage. Existe en 3 tailles.
Prix : 46€

Double col de Tikoala

Double col en polaire, couvrant aussi le dos du bébé et sa tête grâce à la capuche intégrée.
Prix : 40€

Capuchons Zoli

Capuchons en polaire (assortis aux vestes du même nom), couvrant bien sûr la tête du bébé mais aussi le haut du dos, le cou, la nuque et la poitrine. Ils peuvent permettre de compléter efficacement un autre système (un grand manteau par exemple, qui peut se fermer par-dessus le bébé), en protégeant les zones de bébé qui resteraient soumises au froid. Ils sont utilisables jusqu’à 2 ans environ, pour les plus grands la gamme Ti Fille / Ti garçon prend le relais.
Prix : 25€

Double col de Florilège Nature

Permet de couvrir le cou du porteur et du bébé, mais ne descend pas dans le dos de ce dernier. A utiliser donc avec un dispositif complémentaire (un grand manteau par exemple).
Prix : 29€

Élastique porte-couverture Melii-Meloo

Ce système très simple de double pinces attachées aux deux extrémités d’un élastique permet de transformer toute couverture en couverture de portage.
Prix : 9€

 

Et aussi… A acheter à l’étranger

Quelques modèles, que l’on trouve hors de nos frontières… mais aussi sur les sites d’enchères :  couvertures de portage Didymos ; couvertures de portage, couverture de protection solaire et capuche Monckey Pockets ;  couvertures de portageMommy’s hug de Tivoli Couture ;  couvertures de portage Kowalli ;  capes de pluie Wilkinet ;  couvertures Cat Bird Baby

Capes et couvertures de portage à faire soi-même

La solution la plus simple, et la moins chère, consiste à fabriquer un porte-couverture avec un cordon, ou un élastique, et deux crochets. Cela permet d’utiliser toute couverture pour protéger bébé pendant le portage.

On peut améliorer le dispositif en ajoutant un cordon dans l’ourlet de la couverture qui permettra de la resserrer autour du corps du bébé. La pose d’un simple cordon au niveau de la taille du porteur permettra aussi de maintenir la couverture plus près du corps de bébé.

On peut aussi ajouter une capuche pour bébé (une explication pour réaliser une capuche en polaire est disponible ici :  il s’agit d’un tutoriel pour la fabrication d’un empiècement pour manteau de portage dont on peut donc s’inspirer pour la partie capuche uniquement).

Les tricoteurs(euses) pourront aussi confectionner un double col, ou un poncho pour bébé en laine.

Le poncho pour bébé peut aussi être cousu, comme expliqué ici.

Conclusion : quelques références pour finir… et comment choisir ?

Pour ceux qui souhaiteraient lire un peu sur le sujet, voici quelques références issues de ma bibliothèque :

Grandir Autrement a consacré deux articles fin 2007 et début 2008 à la question du portage en hiver. Le premier, dans le numéro 8, s’intitule « Et si on s’emmitouflait : tradition et création, respect ! » : il présente et compare plusieurs manteaux de portage. Dans le numéro 9, l’article « Douillettes associations : capes adulte, capes bébé et pull adaptés au portage » s’intéresse aux capes, ponchos,  et pulls. Si beaucoup des modèles présentés n’existent (déjà !) plus, les nombreux trucs et astuces, idées et photos sur comment s’habiller et enfiler les vêtements de portage rendent ces deux articles tout à fait pertinents aujourd’hui encore.

– l’ouvrage Porter mon bébé de Cécile Cortet et Céline Guerrand consacre un article à « Comment s’habiller quand on porte son enfant ». Il contient conseils généraux et photos de différents modèles de manteaux, ponchos et solutions de protection du bébé par simple attache d’une couverture ordinaire sur l’écharpe.

– l’ouvrage Peau à Peau, techniques et pratiques du portage de Ingrid Van den Peereboom propose aussi un chapitre intitulé « Des vêtements « bébé admis », qui donne différentes pistes, différentes idées pour pouvoir garder bébé le plus proche de sa peau quand on le porte.

– enfin dans Porter bébé, avantages et bienfaits de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, une page est consacrée à la « Régulation de la température » : elle montre que le peau à pau est le meilleur moyen pour l’enfant de rester à « bonne température » ! D’où l’intérêt de la proximité des corps.

D’un point de vue plus pratique, sur l’enfilage des vêtements de portage, certains fabricants mettent des modes d’emploi en ligne qui peuvent servir de guides à d’autres modèles de même type. J’en ai déjà cités quelques uns, chez Zoli par exemple qui montre comment enfiler une veste de portage à double ouverture pour la tête, ou chez Cali-Calo qui fait de même pour les modèles à col large. Suse’s Kinder propose aussi des modes d’emploi en ligne (en anglais,  PDF et vidéo), pour l’enfilage du manteau et de la couverture.

Autre ressource : le site du DVD Bien porter bébé qui propose de visionner certaines séquences, et en particulier celles du portage en automne-hiver. Les 3 séquences, consacrées aux pulls de portage, aux ponchos et à la veste Suse’s kinder propose des modes d’emploi pour l’enfilage et l’utilisation de différents produits.

Et puis, au niveau pratique, au-délà des modes d’emploi, il faut aussi noter que chacun met en place ses propres astuces : enfiler le poncho par en bas, insérer la tête du bébé dans l’ouverture avant de l’installer dans le porte-bébé pour ensuite se couvrir soi-même, etc…

Alors, finalement, que choisir ??

Cette « petite » trilogie m’a permis de voir à quel point l’offre, ainsi que les solutions étaient diverses… mais aussi éparses. Pas facile donc de faire son choix, d’autant que c’est le type de produits qu’il n’est pas facile de trouver en magasins !

A mon avis les principaux critères à prendre en compte seront notre type de portage (occasionnel ? régulier ? uniquement devant ou pas ? pour quelques semaines ou quelques années ?), notre budget et notre style… Sachant que chacun de ces critères peut évoluer avec le temps et qu’il est en premier lieu difficile de prévoir comment bébé et nous évoluerons en tant que couple « porteur / porté ».

Beaucoup de solutions peuvent être bricolées, les systèmes peuvent se superposer (un double col sur un poncho à col large, un poncho imperméable sur une veste en polaire un peu légère, …), un système acheté peut aussi se revendre… Bref le champ des possibles est infini, et chacun trouvera la solution qui lui conviendra le mieux, ainsi qu’à bébé !

Et puis j’espère pour finir que cette petite présentation aura pu en aider certain(e)s 😉 Portez-vous bien… au chaud !

 
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Publié par le novembre 10, 2010 dans Trucs et astuces

 

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Porter l’hiver, 2ème partie : ponchos de portage

Comme promis, voici la suite de la série de billets sur le portage en hiver. Après la première partie consacrée aux grandes généralités du portage par temps froid, et aux manteaux et vestes de portage (j’en profite pour dire que suite à mes recherches j’ai mis à jour ce premier billet en ajoutant quelques modèles de manteaux et des tutoriels pour faire soi-même), voici la seconde partie, consacrée aux ponchos de portage.

Et comme la dernière fois, je commence par quelques considérations générales sur les ponchos avant de proposer une liste de modèles puis des liens vers des tutoriels pour réaliser son poncho de portage.

Choisir son poncho de portage : les grandes caractéristiques des différents modèles… et les questions à se poser avant d’acheter

Quel portage ?
Les ponchos s’adaptent généralement plus facilement à un portage devant ou derrière, mais aussi sur le côté. A vérifier tout de même en fonction du « style » du poncho qu’il est possible de le tourner.

Quelle hauteur de portage ?
Les modèles permettent un portage plus ou moins haut et donc plus ou moins adapté à notre (nos) porte-bébé(s). La place de l’ouverture pour la tête du bébé le déterminera.

Une ou deux ouvertures pour la tête ?
Comme pour les manteaux, il existe deux systèmes : un large col pour passer la tête du bébé et celle du porteur, ou un système de double ouverture. Les avantages et limites de chaque système sont similaires aux manteaux : dans un cas l’enfilage est plus facile mais le cou moins couvert, dans l’autre l’enfilage demande une petite technique mais on reste bien au chaud.

En quelle matière est-il fait ? Est-il imperméable ?
S’assurer que la matière (laine, polaire…) corresponde à notre climat, et à la période à laquelle on souhaite porter (poncho de mi-saison ? Poncho de plein hiver ? Combiné des deux ?).
Il existe également des ponchos imperméables / coupe-vent.

Y a-t-il des manches ?
Le poncho est-il équipé de manches ? Sont-elles amovibles ? Sont-elles formées par la fermeture de pressions au niveau des bras ?
Certains ponchos, équipés de manches, sont d’ailleurs très proches, en conséquence, des vestes de portage…

Quels sont les « accessoires » ?
Y a-t-il des poches ? Des capuches pour porteur et porté ? Des cols montants pour chacun (à quelle hauteur, en quelle matière, …) ?

Quel style ?
Il existe de très nombreux modèles et créateurs, pour des rendus très différents, à choisir selon ses goûts…

Quelle taille ?
Certains modèles sont proposés uniquement en taille unique : attention donc si on est très « hors normes ».

Porter pendant la grossesse ?  Porter sans bébé ?
Si les ponchos peuvent systématiquement être utilisés pendant la grossesse, tous ne permettent pas de porter sans bébé de façon confortable dans le cas des ponchos à double ouverture : l’ouverture pour la tête de bébé peut-elle être refermée ?

Quel budget ?
Les premiers prix sont autour de 45€, mais peuvent aller jusqu’à 200€ (la plupart des modèles se situant entre 60 et 100€). Il reste possible de faire soi-même, c’est d’ailleurs beaucoup plus simple qu’un manteau.

Quel délai ?
Il faudra renoncer à certains modèles plus artisanaux si on est très pressés… Il peut en effet y avoir plusieurs semaines d’attente sur certains modèles.

Les ponchos de portage sur le marché

Comme la dernière fois, je ne prétends pas ici à être exhaustive – simplement à proposer une liste assez fournie qui permettra de faire un tour d’horizon des principaux modèles disponibles sur le marché.

Ponchos Jolilola

Poncho en polaire. L’ouverture pour la tête du bébé se referme grâce à des pressions. Existe en 2 longueurs 80 ou 100 cm.
Prix : 60 à 65€

Ponchos Kubeba

Poncho en laine et acrylique. Taille unique.
Prix : 120€ (72€ en promotion)


Ponchos Tikoala

Poncho avec col roulé pour le porteur et capuche pour le bébé. Des manches peuvent être formées par un système de pressions.
Prix : 120€


Mamaponcho

Poncho en pure laine vierge fine, hydrofuge. Des manches amovibles peuvent être achetées à part.
Prix : environ 160€ (30€ pour les manches).


Ponchos Suse’s Kinder

Le poncho de pluie dispose de deux ouvertures, avec capuches intégrées. Taille unique.
Prix : environ 60€


Le poncho El nino est en laine et acrylique. Il ne semble pas distribué en France.
Prix : environ 60$


Poncho kangourou de Caserita

Poncho en laine d’Alpaga. Ouverture pour la tête de bébé discrète et facilement refermable.
Prix : 50€


Cape Mamanana

Poncho en laine bouillie, doublée de polaire. Une seule ouverture pour les deux têtes.
Prix : environ 200€
Attention : elle semble avoir disparu du site entre fin octobre et début novembre : est-ce définitif ??


Ponchos Pinkini Créations

Créations artisanales, de nombreuses possibilités de personnalisation (capuches, cols, manches, broderies…).
Prix : sur commande spéciale – ou vendus sur Ebay (42€ + 8€ de fdp sur le modèle trouvé)


Les ponchos d’Estelle

Ponchos tricotés en acrylique, taille unique, mais de nombreux coloris disponibles. Ponchos réalisés sur demande.
Prix : 75€, avec capuche pour bébé (10€) et col amovible pour maman (10€) pouvant être achetés à part


Ponchos les Belles créations d’Anna

Propose plusieurs modèles : une cape avec un seul col et des ponchos à deux ouvertures. Beaucoup d’accessoires : manches pour bébé, doublure, poches capuches amovibles… Plusieurs matière : polaire, poncho imperméable…
Prix : de 65 à 120€


Poncho Junesling

Poncho en coton / doublé polaire. Le col du porteur se referme avec une fermeture éclair.
Prix : non spécifié sur le site (trouvé à 45€  – à confirmer)


La marque propose aussi des pulls de portage.

Capes de portage La ptite Marguerite

Capes de portage en laine doublées de velours de bambou ou molleton de chanvre.
Il y  deux types de modèle : la cape sépciale portage qui permet de porter devant grâce à un large col et derrière grâce à une ouverture dissimulée, et la transformation des capes « classiques » en capes de portage pour le dos : une deuxième ouverture à fermeture éclair et un col sont ajoutés dans le dos.
Prix : 75 à 80€


Poncho Zhao

Poncho en polaire, avec une poche ventrale, proposé en taille unique. Fabriqué au Canada, il n’est distribué que sur des sites canadiens (liste dans la rubrique points de vente).
Prix : 60$


Ponchos Kalistalutine

Ponchos en polaire épaisse, traitée anti-boulochage. Système de col large unique, pouvant être complété par un double col à enfiler ensuite avec capuchon pour le bébé. Il est également possible de commander une doublure pouvant se porter sous le poncho, ou seule pour la mi-saison. 3 tailles sont disponibles. Il est également possible de commander un capuchon assorti pour bébé (sans le double col).
Il existe deux modèles : spirales et uni.
Prix : entre 45 et 59€ pour le poncho seul (puis entre 25 et 35€ pour les accessoires : double col, capuchon, doublure)


Ponchos Atelier Deli-K

Ponchos en polaire doublée, avec capuche bébé amovible élastiquée. Des pressions permettent de former des manches, et un long col est disponible pour le porteur. . L’ouverture pour la tête du bébé peut être camouflée. Taille unique.
Prix : 60€
Attention : au 2 novembre le site est indiqué « en confection du stock ».


Ponchos Aiska (MAM)

Poncho à large col équipé de manches, en laine doublée de coton.
Prix : environ 140€


Capes et ponchos Matern’éco

Deux capes de portage (en acrylique, et en laine et coton) ainsi qu’un poncho de portage (coton et laine) sont proposés. Les capes disposent d’un large col pour permettre le portage devant ou dans le dos, tandis que le poncho fonctionne avec une fermeture éclair unqiue pour le portage dans le dos.
Prix : 50 à 60€ pour les capes et 160€ pour le poncho.


Ponchos Cholita (chez Lapachamama)

Ponchos en alpaga et acrylique, tricotés dans un atelier familial de Lima. L’ouverture pour la tête de l’enfant est refermable grâce à un bouton.
Prix : 75€

 

Ponchos Biotissus

Poncho 100% coton bio, qui existe en 3 tailles., avec col pour porteur et revers de col pour bébé intégrés. Peut être utilisé pendant la grossesse.
Prix : 85€

 

Ponchos Couture Natur’elle

Plusieurs ponchos sont proposés, mais à l’heure actuelle ils sont tous indiqués « produits non disponibles ». A suivre donc…
Prix : 70 à 150€


Faire soi-même son poncho de portage

La réalisation d’un poncho est plus facile que celle d’un manteau. Le poncho peut être cousu (par exemple à partir d’une pièce de polaire) ou tricoté. On retrouve les différentes possibilités des ponchos du commerce : double ouverture ou col large, présence ou non de manches, cols… A noter que la polaire est une matière très facile à travailler, qu’il n’est pas nécessaire d’ourler !

Il existe plusieurs patrons et tutoriels sur internet permettant de guider les plus débutantes aux plus expertes :

– Plusieurs modèles sur le site Couleur Bébé


– Sur l’Arbre à Bébé

– Sur BB bio :  modèle à tricoter

– Sur le blog de la famille écureuil

– Sur les Amis des fils : cape à large col

– Sur un forum I-service : un poncho à manches

– Sur le blog d’Elliott

– Sur Azilis Univers : poncho réversible avec capuche pour bébé et col pour porteur, en polaire

Voir la suite : la troisième partie sur les couvertures de portage, et la conclusion.

 
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Publié par le novembre 5, 2010 dans Trucs et astuces

 

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Porter l’hiver, 1ère partie : généralités, et vestes et manteaux de portage

J’inaugure aujourd’hui une série de billets de saison, sur le portage en hiver. J’ai déjà consacré quelques lignes au sujet ici, pour rappeler les grands principes de comment s’habiller pour porter, et aussi ici pour citer les principaux vêtements de portage qui existent.

Je souhaite aller un peu plus loin en proposant un panorama plus complet des solutions qui permettent de porter l’hiver. J’envisage d’y consacrer 3 parties :

– les vestes et manteaux de portage

– les ponchos de portage

– les capes et couvertures de portage se fixant sur le porte-bébé

Introduction : comment s’habiller et habiller bébé pour porter quand il fait froid

En préambule, et avant de rentrer dans le vif du sujet de ce premier chapitre consacré aux vestes et manteaux de portage, un petit rappel de la « base » du portage en hiver (je m’auto-cite, donc ;-)) :

Il faut éviter en règle générale de trop couvrir bébé quand il est porté en écharpe. Ce conseil vaut aussi pour le porteur : on privilégie les matières naturelles, légères, qui permettront le contact porteur / porté le plus porté le plus étroit et direct possible. Les couches de vêtements supplémentaires éventuelles seront placées par dessus l’écharpe ou le porte-bébé.

Pourquoi ?

  • déjà parce que c’est plus confortable pour tout le monde. Essayez de mettre en écharpe un bébé vêtu d’une combi pilote… par dessus votre gros pull de ski. Au final plus personne ne pourra bouger, le noeud ne pourra pas être réglé.
  • ensuite parce que c’est plus pratique : si bébé s’endort alors que vous entrez en intérieur, il suffit de retirer les couches supérieures qui vous couvrent tous les deux. Même pas besoin de le réveiller !
  • Et pour finir, parce que, par chaud ou par froid, c’est le meilleur moyen de réguler mutuellement notre température ! En effet les corps humains, sauf pathologie particulière, sont à 37,6°C. Ainsi, en peau contre peau, la température se maintient à ce niveau… Donc le moins d’épaisseur possible entre porteur et porté permettra de maintenir au mieux ce niveau de température.

Ainsi, pour porter l’hiver, on ne couvre pas trop bébé, on se couvre tous les deux, sous le même vêtement, par dessus le système de portage.

Attention tout de même à bien protéger les extrémités qui restent soumises au froid : les mains, les pieds (et mollets), la tête. Donc on pense à mettre les gants, les chaussettes et jambières, et le bonnet.

Différentes solutions possibles : en fonction de son type de portage, de ses moyens, de sa frilosité, de son style…

Il existe plusieurs vêtements pouvant être utilisés pour porter l’hiver. Je vois donc 3 catégories :

– les vestes et manteaux de portage, qui sont des vêtements spécialement conçus pour le portage, qui permettent, selon les modèles, des possibilités de portage plus ou moins étendues (portage sur le devant uniquement, ou aussi dans le dos)

– les ponchos de portage

– les capes et couverture de portage, qui se fixent au porte-bébé, le porteur continuant à mettre ses vêtements habituels (à réserver pour un portage devant donc)

En fonction de ses « projets » de portage (porter plus ou moins longtemps, porter ou non dans le dos…), et du budget que l’on souhaite y consacrer, on orientera notre choix vers l’une ou l’autre de ses solutions (ou plusieurs… pour les accrocs !). Et puis il y a toujours la possibilité de faire soi-même.

Vestes et manteaux de portage : quelques questions à se poser avant de se décider

Il existe de nombreux modèles de vestes et manteaux de portage, plus ou moins polyvalents, plus ou moins artisanaux, et dans des styles et des matières très différents.Voici donc quelques questions à se poser avant de faire son choix, et critères à observer pour sélectionner son futur manteau !

Quel portage ?
Tous les modèles permettent le portage devant.
Mais peuvent-ils être adaptés à un portage sur le côté ?
S’assurer aussi en fonction de ses habitudes et projets de portage que le portage dos est possible également.

Quelle hauteur de portage ?
Les modèles permettent un portage plus ou moins haut et donc plus ou moins adapté à notre (nos) porte-bébé(s) – bref éviter les manteau à ouverture haute si vous souhaitez porter en pagne.
La hauteur peut être plus ou moins ajustée selon les modèles.

Une ou deux ouvertures pour la tête ?
Certains vestes disposent de deux ouvertures pour la tête : le cou du porteur est mieux couvert, mais la technique d’enfilage peut rebuter certains (exemples : Zoli, Suse’s Kinder…).
D’autres proposent une large encolure qui permet d’enfiler la veste comme une veste normale, que ce soit pour un portage devant ou derrière. Il n’y a donc pas de protection entre la tête du bébé et celle du porteur (exemples : Tikoala, Et opf…).
Certains, comme Cali Calo, proposent un modèle mixte : une seule encolure mais qui peut être fermée par des pressions une fois la veste enfilée.

En quelle matière la veste est-elle faite ? Est-elle imperméable ?
S’assurer que la matière (laine, polaire…) corresponde à notre climat, et à la période à laquelle on souhaite porter (veste de mi-saison ? Veste de plein hiver ? Combiné des deux ?).
Certaines vestes sont imperméables, d’autres proposent une doublure imperméable à ajouter par dessus une polaire.

Quels sont les « accessoires » ?
Y a-t-il des poches ? Des capuches pour porteur et porté ? Des cordons de serrage (pour ajuster la bas de la veste, l’encolure de l’enfant…) ?

Quel style ? Pour Papa ? Pour Maman ? Pour les deux ?
A chacun son style… et à chacun ses goûts. Certaines vestes sont taillées spécialement pour femme, d’autres spécialement pour hommes. Certains modèles, au look plus « sport », peuvent facilement être utilisés par les deux parents.

Porter pendant la grossesse ?  Porter sans bébé ?
La veste peut-elle être utilisée pendant la grossesse (et y a-t-il un empiècement spécial à acheter en plus) ?
La veste permet-elle de porter sans bébé de façon confortable (le trou pour la tête de bébé peut-il être refermé) et/ ou  élégante ?

Quel budget ?
Pour un modèle dans le commerce, les prix vont rarement sous 80 / 120€ et peuvent aller jusqu’à 300€ pour des créations sur mesure.
Pour trouver moins cher, il faut se tourner vers les sites de petites annonces ou faire soi-même.

Quel délai ?
Il faudra renoncer à certains modèles plus artisanaux si on est très pressés… Il peut en effet y avoir plusieurs semaines d’attente sur certains manteaux.

Vestes et manteaux de portage : une offre large

Voici donc un tour d’horizon des modèles que l’on peut se procurer. Cette liste est assez fournie, mais ne prétend pas à l’exhaustivité 😉 J’y indique les principales caractéristiques telles que je les ai comprises sur les sites des fabricants ou des revendeurs, ainsi qu’un ordre d’idée du prix.

Suse’s Kinder Coat

Une veste très polyvalente, composée de deux parties : un intérieur en polaire et un extérieur coupe-vent / imperméable. Chacune peut être utilisée seule, ou les deux peuvent être assemblées. De nombreux accessoires – poches, capuches intégrées, cordon de serrage – sont intégrés.
Le modèle Deluxe dispose d’ouvertures spéciales et de capuches pour le portage sur le côté.
Prix : environ 175€ pour le modèle normal et 230€ pour le modèle Deluxe.

Les modes d’emploi sont en ligne.

Suse’s kinder propose aussi un autre modèle : le Coat divine ride, en intérieur polaire, extérieur nylon (environ 120€), ainsi qu’un gilet de portage.

Chez Porte-Bonheur

MamaManteau

Le MamaManteau est un manteau en laine vierge et cachemire, dans un style  « vrai manteau ». L’empiècement de portage peut être mis et enlevé facilement grâce à un système de fermeture éclair.
Prix : environ 180€ (veste + empiècement de portage – empiècement de grossesse à acheter séparément)


La marque Mamaponcho propose aussi une veste de portage mi-saison (environ 190€ – avec système d’empiècement).

Chez Porte-Bonheur

MaM

MaM Coat est une veste en microfibre doublée d’une fleece polaire double-couche renfermant une mince membrane de PUL imperméable à l’intérieur. Fonctionne avec un empiècement pour porter devant ou dans le dos.
Prix : 125€

La Two Way Jacket Deluxe (polar fleece avec membrane respirante et imperméable) dispose de manches amovibles.
Prix : 85€

La MaM 2 en 1 tunique et veste de portage existe en polaire, polaire waterproof et laine vierge bouillie. Elle s’utilise avec un empiècement, le haut du dos est boutonné entre le col du bébé et le col du porteur.
Prix : 80 à 140€ selon la matière

Chez Porte-Bonheur

Zoli

Veste en polaire, qui permet le portage devant et dans le dos (éventuellement sur le côté) grâce à un système d’empiècement et de doubles fermetures éclair.
Un bandeau de grossesse peut être commandé séparément.
Le modèle femme a une ligne cintrée et ajustée. Des capuchons bébé assortis sont disponibles.
Prix : 120€ (à 150€ pour les séries limitées) + 25€ le capuchon bébé


Le mode d’emploi pour le portage dorsal (système avec deux ouvertures) est en ligne.

Zoli propose aussi un modèle homme.
Prix : 95€

Autres produits Zoli :
Des capuchons pour les enfants plus grands (à partir de 2 ans), des manteaux de portage pour enfants (le moi zossi).

Cali Calo

Veste en polaire, avec un système d’empiècement qui se fixe devant ou derrière. Pour le portage derrière, la veste s’enfile comme un manteau normal et l’espace entre la tête du bébé et le cou du porteur peut ensuite se refermer par des pressions.
Prix : entre 80 et 95€ (ancien ou nouveau modèle)

Le mode d’emploi pour l’enfilage (système à une ouverture) est en ligne.

Un modèle homme est également proposé.
Prix : 92€


MamaCoat

Manteau en nylon (ancienne version en fourrure), et doublure en tissu matelassé (polyester). Le MamaCoat ne permet que le portage devant, et dispose de deux inserts, l’un pour la grossesse et l’autre pour le portage.
Prix : 220€

Chez Mamanana

LennyLamb

Veste au look « sport », elle permet un portage devant ou dans le dos grâce à un système d’empiècement. Tissu imperméable doublé de polaire.
Prix 95€.

Un modèle homme est disponible en polaire.
Prix : 80€.

Chez A portée des coeurs

Vestes Tikoala

Créations artisanales. Système de col large, qui englobe la tête du bébé et celle du porteur.
Prix : 160€.


Manteaux Et Opf

Créations artisanales, réalisés sur mesure et très personnalisables. Système de col large qui englobe la tête du bébé et celle du porteur, et de fermeture de la veste par pressions.
Prix : entre 210 et 250 €.


Vestes et manteaux Pinkini Création

Créations artisanales, réalisées sur mesure. Plusieurs matières sont proposées : polaire, polaire doublée, imperméable. On peut choisir la longueur du manteau, ainsi que le mode de portage (portage possible uniquement devant, ou devant et dans le dos).
Prix : entre 40 et 75€ (avec options en sus : cols, capuche, doublure amovible…)


Manteaux de portage Bouboule et Ciboulette

Veste à large col, utilisable pour un portage devant, sur le côté ou dans le dos.
Prix : de 60 à 95€ selon la matière  (laine polaire ou 100% laine) et les finitions.


Manteau Idées pour les parents

Manteau en polaire non doublé, avec un système d’empiècement à zipper devant ou derrière  (une seule ouverture pour les deux têtes)  pour un portage devant ou dans le dos.
Prix : 60€


Manteau Les fées mères

Deux modèles sont proposés pour ce manteau en polaire utilisable pendant la grossesse puis pendant le portage devant ou dans le dos grâce à un système de large col.
Prix : 80€


Manteaux AvecBB

AvecBB propose une collection de manteaux de portage en laine ou laine et coton selon les modèles, et de deux types :
– grossesse et portage ventral
– grossesse et portage devant ou dans le dos
Fonctionne avec un système d’empiècement intégré dans le manteau.
Prix : de 150 à 250€ selon les modèles.


Manteaux Kalistalutine

Vestes en polaire épaisse, traitée anti-boulochage. Il existe deux modèles : mi-saison en polaire simple et hiver en polaire doublée. Les modèles peuvent être unis, bicolores ou 4 couleurs. Des modèles homme sont proposés. Permet le portage devant, sur le côté et sur le dos, ainsi que pendant la grossesse. Fonctionne avec un système d’empiècement et de double écharpe.
Prix : entre 69 et 130€

Vestes et manteaux Atelier Deli-K

Modèles en polaire doublée, Capuche bébé amovible et élastiquée. Fonctionnent avec un système d’insert pour porter devant ou dans le dos. La veste mesure 60cm de long et le manteau 80cm.
Prix : 80€ pour la veste et 100€ pour le manteau.


 

Blousons Tebalou

Blouson en polaire, unisexe, qui permet de porter devant ou sur le côté. Le col large permet aussi de porter dans le dos. Des ouvertures au fond des poches permettent d’accéder au bébé sans ouvrir le manteau. Il ne semble pas prévu pour être porté sans bébé.
Prix : 55€

Manteaux Sweet Mommy

Cette société italienne commercialise plusieurs manteaux de grossesse et portage, qui fonctionnent avec un système d’empiècement pour le portage à l’avant et de large col pour le portage dans le dos.  Plusieurs styles et plusieurs matières sont proposées.
Prix : de 60 à 200€ selon les modèles.


Manteaux et vestes Matern’éco

Manteaux de portage en laine et coton, avec système d’empiècement à l’avant et fermeture éclair unique pour le portage dans le dos. Un modèle femme et un modèle mixte sont proposés.
Prix : 89€

Une veste à large col, en laine, est également proposée.
Prix : 49€


Et aussi… des modèles que l’on trouve à l’étranger

Je n’ai pas trouvé de distributeurs français pour ces modèles. Néanmoins on peut les acheter à l’étranger… ou sur des sites d’enchères 😉

Les vêtements de portage (veste et gilet sans manches) Peekaru.
Les manteaux Mamabutterfly (il existe également un modèle pour papas).
Les vêtements de portage Didymos.
Le gilet sans manches Beco.
Le manteau Felix Pera.
Le manteau UpMama.

Faire soi-même son manteau de portage

Il est possible également de se fabriquer un manteau de portage soi-même. Il y a plusieurs fomules envisageables :

– la plus simple, qui consiste simplement à porter un manteau une ou 2 taille(s) au-dessus, ce qui permettra de s’y emmitoufler avec bébé. Cette solution est à réserver pour le portage devant.

– toujours pour le portage devant, on peut fabriquer un empiècement pour agrandir son manteau, empiècement qui viendra se fixer sur les côtés de la fermeture éclair (ou des boutons) du manteau (comme expliqué ici, en anglais ; ou ici en français, avec une fermeture éclair, et ici, toujours en français mais avec une boutonnière). Il est aussi possible de créer un manteau de portage avec deux manteaux identiques, en fabriquant un empiècement dans l’un des deux et en découpant l’avant de l’autre pour y fixer l’empiècement (comme ici).

– pour un portage dos, on peut faire un trou dans un manteau suffisamment grand (la polaire est particulièrement facile à couper), afin de laisser passer la tête du bébé. Il est également possible de créer un grande ouverture qui peut se fermer une fois la veste installée par un système de velcro ou pressions – comme les Cali-Calo- : c’est expliqué ici. Un peu plus difficile, mais réalisable tout de même : il est possible de créer un empiècement dans le dos en coupant le manteau dans la hauteur pour y coudre une pièce permettant d’élargir le manteau et de laisser passer la tête (c’est expliqué ici, en anglais mais en images ! Ou encore ici, en français, mais moins illustré).

– les plus habiles réaliseront des manteaux de portage plus évolués avec capuches intégrées, soufflets, camouflage de l’ouverture quand bébé n’est pas porté…

Voir la suite : la deuxième partie sur les ponchos de portage, puis la troisième partie sur les couvertures de portage, et la conclusion.

Quel portage ?

Tous les modèles permettent le portage devant.

Mais peuvent-ils être adaptés à un portage sur le côté ?

S’assurer aussi en fonction de ses habitudes et projets de portage que le portage dos est possible également.

 

Quelle hauteur de portage ?

Les modèles permettent un portage plus ou moins haut et donc plus ou moins adapté à notre (nos) porte-bébé(s).

La hauteur peut être plus ou moins ajustée selon les modèles.

 

Une ou deux ouvertures pour la tête ?

Certains vestes disposent de deux ouvertures pour la tête : le cou du porteur est mieux couvert, mais la technique d’enfilage peut rebuter certains (exemples : Zoli, Suse’s Kinder…).

D’autres proposent une large encolure qui permet d’enfiler la veste comme une veste normale, que ce soit pour un portage devant ou derrière. Il n’y a donc pas de protection entre la tête du bébé et celle du porteur (exemples : Tikoala, Et opf…).

A noter : Cali Calo propose un modèle mixte : une seule encolure mais qui peut être fermée par des pressions une fois la veste enfilée.

 

En quelle matière est-elle faite ? Est-elle imperméable ?

S’assurer que la matière (laine, polaire…) corresponde à notre climat, et à la période à laquelle on souhaite porter (veste de mi-saison ? Veste de plein hiver ? Combiné des deux ?).

Certaines vestes sont imperméables, d’autres proposent une doublure imperméable à ajouter par dessus une polaire.

 

Quels sont les « accessoires » ?

Y a-t-il des poches ? Des capuches pour porteur et porté ? Des cordons de serrage (pour ajuster la bas de la veste, l’encolure de l’enfant…) ?

 

Quel style ? Pour Papa ? Pour Maman ? Pour les deux ?

A chacun son style… et à chacun ses goûts. Certaines vestes sont taillées spécialement pour femme, d’autres spécialement pour hommes. Certains modèles, au look plus « sport », peuvent facilement être utilisés par les deux parents.

 

Porter pendant la grossesse ? Porter sans bébé ?

La veste peut-elle être utilisée pendant la grossesse (y a-t-il un empiècement spécial) ?

La veste permet-elle de porter sans bébé de façon confortable (le trou pour la tête de bébé peut-il être refermé) et/ ou élégante ?

 

Quel budget ?

Pour un modèle dans le commerce, les prix ne sont pas inférieurs à 100 / 120€ et peuvent aller jusqu’à 300€ pour des créations sur mesure.

Pour trouver moins cher, il faut se tourner vers les sites de petites annonces ou faire soi-même.

 

Quel délai ?

Il faudra renoncer à certains modèles plus artisanaux si on est très pressés… Il peut en effet y avoir plusieurs semaines d’attente sur certains manteaux.

 
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Publié par le octobre 25, 2010 dans Trucs et astuces

 

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Tresser son écharpe… ou comment ranger des mètres (et des mètres) de tissu

Je me suis longtemps demandé que faire de mon écharpe quand bébé n’était pas dedans… A l’intérieur, elle servait de plaid de canapé, le reste du temps elle était pliée (oui mais encore faut-il avoir un endroit où stocker la chose !). A l’extérieur, c’était encore moins facile. Alors elle finissait souvent en boule sous mon bras, ce qui est assez peu commode pour le transport (à plus forte raison quand le second bras est occupé à porter le bébé, qui n’est donc plus dans l’écharpe).

Et puis, j’ai découvert qu’on pouvait tresser son écharpe… Et là, les avantages sont multiples :
– cela permet de transformer une écharpe de 5 mètres de long en une tresse d’à peine un petit mètre
– ça s’apprend vite et… ça se fait vite
– cela peut se faire en tenant bébé dans un bras… avantage indéniable quand on est dans un magasin, au resto…
– cela permet d‘attacher la dite-écharpe à un porte-manteau, ou encore de la poser sur son sac à mains (pratique, en déplacement)
– la tresse se défait en un rien de temps, et cela peut même être réalisé par un aîné qui trouvera en outre cela follement amusant
– cela permet d’assouplir le tissu, et est particulièrement utile quand l’écharpe est neuve et/ ou le tissu un peu rêche

Comment tresser son écharpe ?

Une vidéo sur Youtube montre comment faire (elle dure 57 secondes et permet très bien de visualiser le geste).

Sinon je me suis essayée à un petit pas à pas en photos :

On pose l'écharpe à une vingtaine de centimètres d'une des extrémités sur son poignet droit, et on maintient l'extrémité avec la main gauche (en la faisant passer devant le long pan de tissu)

La main gauche tient toujours l'extrémité et la main droite va chercher le tissu sous le croisement formé par l'extrémité

La main droite ramène le tissu attrapé en arrière, ce qui forme la première boucle

La main droite repasse dans la première boucle formée pour attraper le pan de tissu long un peu plus bas

On tire le tissu en arrière et la deuxième boucle est ainsi formée. On peut recommencer l'opération jusqu'au bout en repassant la main dans la boucle précédente pour former la suivante

Voilà ! (on peut serrer les boucles davantage)

Et pour défaire la tresse ?

Là c’est encore plus rapide, il suffit de tirer sur une extrémité et en quelques secondes on retrouve sa belle écharpe prête à l’emploi.

Voilà une extrémité prête à être tirée... S'il y a une boucle fermée de chaque côté il suffit de défaire la première à la main, et le reste vient en tirant...

Il n’y a plus qu’à tresser… et à dé-tresser !

 
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Publié par le septembre 6, 2010 dans Autour du portage, Trucs et astuces

 

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